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Enquête médico-légale en cours sur la mort de l’ex-professeur de Cambridge

La thèse du suicide semble ne faire aucun doute, bien qu’elle n’ait été évoquée directement ni par la famille ni par la police.

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Jason Arday porte la flamme olympique entre Sutton et Merton, à Londres, le 23 juillet 2012. Photo: LOCOG/PA via AP Jason Arday porte la flamme olympique entre Sutton et Merton, à Londres, le 23 juillet 2012. Photo: LOCOG/PA via AP (Joe Giddens)

Une enquête médico-légale sur la mort de Jason Arday, ancien professeur à l’université de Cambridge retrouvé mort en août après des accusations de plagiat très médiatisées, a officiellement débuté mercredi avec une première audience à Londres.

Jason Arday, 41 ans, a été trouvé «inconscient» par des membres de sa famille le 14 août à son domicile du sud de Londres, a indiqué le coroner Julian Morris, responsable de l’enquête sur les causes et circonstances de son décès.

M. Arday, enseignant de sociologie de l’éducation, était devenu en 2023 à 37 ans le plus jeune professeur noir de l’histoire à Cambridge, ce qui lui avait donné une visibilité dépassant le monde académique.

Son décès est survenu neuf jours après sa démission de son poste au sein de la prestigieuse université, qui avait annoncé une enquête sur des allégations de plagiat visant sa thèse de doctorat.

Des membres de la famille de l’universitaire ont suivi en ligne cette brève audience, qui a été ajournée après cinq minutes sans qu’une prochaine date n’ait été annoncée.

Le coroner a indiqué que Jason Arday avait été «déclaré mort à son domicile», et confirmé que, selon la police de Londres, la scène ne présentait pas de signes laissant penser à un acte criminel.

«Dans ces circonstances, j’autorise la poursuite d’investigations», a-t-il indiqué, ajoutant qu’il attendait les conclusions de plusieurs rapports relatifs au décès de l’universitaire.

Des personnes participant à une veillée organisée par Stand Up to Racism, en mémoire de Jason Arday, ancien professeur de l'université de Cambridge, brandissent des pancartes à Trafalgar Square, à Londres, le 17 août 2026. Photo AP Des personnes participant à une veillée organisée par Stand Up to Racism, en mémoire de Jason Arday, ancien professeur de l'université de Cambridge, brandissent des pancartes à Trafalgar Square, à Londres, le 17 août 2026. Photo AP (Kirsty Wigglesworth)

La thèse du suicide semble ne faire aucun doute, bien qu’elle n’ait été évoquée directement ni par la famille ni par la police, qui a néanmoins écarté tout motif suspect.

Sa famille a notamment dénoncé la «cruauté publique dont Jason a été la cible» et qui avait été «un fardeau trop lourd à porter pour n’importe quel homme».

Les accusations portées contre lui ont fait l’objet d’une large couverture médiatique dans la presse britannique après qu’un autre universitaire — Nathan Cofnas, qui se décrit comme «réaliste racial» et a lui-même été démis de ses fonctions à Cambridge en 2024 — a déclaré en juillet avoir découvert de nombreux cas de plagiat dans les travaux du défunt.

Les médias britanniques et commentateurs de droite se sont emparés de cette polémique, affirmant que Jason Arday avait indûment bénéficié des politiques en matière de diversité, d’égalité et d’inclusion.

Pour les défenseurs de l’universitaire, qui avait contesté ces accusations, le racisme a en partie motivé l’examen pointilleux de son parcours.

«Ce que j’ai vécu est allé bien au-delà d’un simple désaccord académique», avait-il écrit peu avant sa mort, dénonçant des «accusations incessantes».