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Trump de retour à l’Assemblée générale des Nations unies

Le thème de l’Assemblée de cette année est: «Restaurer la confiance, gérer la transformation: des Nations unies qui apportent des résultats pour tous.»

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Le président américain, Donald Trump, arrive pour monter à bord de Marine One sur l'Ellipse, près de la Maison-Blanche, le vendredi 18 septembre 2026, à Washington. Photo AP Le président américain, Donald Trump, arrive pour monter à bord de Marine One sur l'Ellipse, près de la Maison-Blanche, le vendredi 18 septembre 2026, à Washington. Photo AP (Alex Brandon)

Le président américain, Donald Trump, doit prendre la parole mardi lors de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, malgré les efforts déployés par son administration pour discréditer le multilatéralisme.

Le thème de l’Assemblée de cette année est: «Restaurer la confiance, gérer la transformation: des Nations unies qui apportent des résultats pour tous.»

Le premier ministre Mark Carney — qui s’est imposé ces dernières semaines en défendant le multilatéralisme face aux attaques de M. Trump — doit assister mardi à l’ouverture de l’Assemblée générale.

Donald Trump a exigé des réformes en profondeur au sein de l’ONU et a gelé le financement de l’institution, la plongeant dans la tourmente.

L’administration Trump s’est retirée de plusieurs branches des Nations unies, notamment l’Organisation mondiale de la santé et l’UNESCO.

M. Carney, quant à lui, plaide en faveur d’une collaboration mondiale pour faire face à des crises telles que le changement climatique, l’instabilité financière et la guerre.

Mark Carney appelle à une alliance pour l’avenir entre le Canada et l’Union européenne Voyez des extraits du discours prononcé par le premier ministre Mark Carney devant le Parlement européen, au lendemain de la déclaration de la présidente de la Commission européenne sur la volonté d’ouvrir la voie à ce que le Canada devienne « membre associé » de l'UE.

Depuis près d’un an, M. Carney parcourt le monde pour appeler les puissances intermédiaires à s’unir afin de défendre des intérêts communs et des valeurs communes, plutôt que des institutions communes.

M. Carney tente de jeter un pont entre l’Union européenne et l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, un bloc commercial liant le Canada et plusieurs pays de la région indo-pacifique et de l’Amérique latine.

Les efforts du premier ministre ont attiré l’attention de l’administration Trump, d’autant plus que les négociations commerciales se sont achevées dans un climat tendu le mois dernier.

Après que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a ouvert la porte à une adhésion du Canada en tant que «membre associé» de l’Union européenne, la semaine dernière, Donald Trump a prévenu que cela pourrait constituer un «acte hostile».

M. Carney pourrait subir de nouvelles pressions de la part du président Trump mardi, lorsqu’il coorganisera, avec la France et le Royaume-Uni, un événement consacré à la solution à deux États.

Il y a un an, ces trois pays ont reconnu un État palestinien indépendant lors de l’Assemblée générale. Plus de 150 pays ont emboîté le pas pour reconnaître l’État palestinien.

Lors de l’Assemblée générale de l’année dernière, Donald Trump avait déclaré que reconnaître un État palestinien reviendrait à récompenser le Hamas pour les «atrocités horribles» commises lors de l’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël.

Il avait également affirmé que cette décision pourrait entraver la capacité du Canada à conclure un accord commercial avec les États-Unis.

Contre-tarifs: Trump réplique en retirant des produits canadiens des marchés publics Le président américain Donald Trump a signé de nouveaux décrets mardi, intensifiant la riposte américaine aux droits de douane imposés plus tôt par le Canada au

Ottawa et Washington semblent aujourd’hui plus éloignés que jamais de la conclusion d’un tel accord. Les relations bilatérales n’ont cessé de se détériorer à mesure que la guerre commerciale s’intensifiait.

M. Trump devrait une nouvelle fois dénigrer les Nations unies dans son discours de mardi.

Lors de son discours de 2025, il avait critiqué les Nations unies pour leur incapacité à mettre fin aux guerres, affirmant que cela ne pouvait se faire par le seul dialogue.

Il avait également affirmé à plusieurs reprises avoir été victime d’un complot de l’ONU après qu’un escalier roulant qu’il empruntait au siège de l’organisation s’est arrêté et que son télésouffleur a connu un problème technique.

Kelly Geraldine Malone

Kelly Geraldine Malone

Journaliste