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Commerces pillés en France: les sites de revente s’engagent à collaborer avec les autorités

Ces sites de vente en ligne devront «transmettre régulièrement aux autorités un bilan chiffré des actions de retrait des annonces problématiques».

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Situation tendue en France: les derniers développements Avant la journée de mobilisation de samedi contre la vie chère, les services de renseignement assuraient que le 17 octobre «ne serait pas le grand soir». Ce fut le chaos, avec une mise en cause sévère des services devant cette faillite inédite.

Les sites de revente entre particuliers comme Vinted, Amazon ou eBay se sont engagés à collaborer avec les autorités pour «identifier et signaler» les «articles volés» pendant les pillages survenus en France le week-end dernier, a annoncé mardi le gouvernement.

Au lendemain des pillages de commerces lors des manifestations du 17 octobre, des annonces suspectes ont fleuri sur ces plateformes, poussant le gouvernement à les convoquer pour faire cesser ces infractions.

Vinted, Amazon, eBay, Leboncoin, Meta, TikTok, mais aussi l’Alliance française des places de marché et la Fédération du cybercommerce (Fevad) se sont réunies lundi soir avec le ministre du Commerce Serge Papin et la ministre déléguée chargée du Numérique Anne Le Hénanff.

Des représentants du ministère de l’Intérieur et de la Justice étaient également présents.

Une femme passe devant un magasin barricadé après les violences qui ont éclaté lors des manifestations nationales contre la hausse du coût de la vie et les mauvaises conditions dans les écoles, à Marseille, en France, le lundi 19 octobre 2026. Une femme passe devant un magasin barricadé après les violences qui ont éclaté lors des manifestations nationales contre la hausse du coût de la vie et les mauvaises conditions dans les écoles, à Marseille, en France, le lundi 19 octobre 2026. (Philippe Magoni/AP Photo/Philippe Magoni)

Les plateformes ont pris quatre engagements, a déclaré mardi le gouvernement via un communiqué de presse.

Tout d’abord, «renforcer leur coopération avec les autorités nationales pour identifier et signaler les contenus potentiellement illicites, transmettre les signalements aux services enquêteurs et partager avec eux toute donnée utile à l’identification des receleurs».

Elles doivent également mettre en place «une veille renforcée» et «intensifier la modération pour détecter les annonces susceptibles de concerner des produits issus de pillages (prix anormalement bas, lots de produits neufs, présence d’antivols ou mention explicite du vol)».

«Cette vigilance doit également couvrir les demandes d’achat», a averti le gouvernement, qui a indiqué que les plateformes sont tenues de «signaler aux consommateurs les risques et les sanctions encourus en cas de recel».

Enfin, ces sites de vente en ligne devront «transmettre régulièrement aux autorités un bilan chiffré des actions de retrait des annonces problématiques, des mesures mises en œuvre, ainsi que des signalements transmis aux autorités, avec un premier retour attendu sous 48 heures».

Une banque pillée est photographiée après les violences qui ont éclaté lors des manifestations nationales contre la hausse du coût de la vie et les mauvaises conditions dans les écoles, à Marseille, en France, le lundi 19 octobre 2026. Une banque pillée est photographiée après les violences qui ont éclaté lors des manifestations nationales contre la hausse du coût de la vie et les mauvaises conditions dans les écoles, à Marseille, en France, le lundi 19 octobre 2026. (Philippe Magoni/AP Photo/Philippe Magoni)

Durant la fin de semaine, plus de 3000 commerces en France ont subi des dégradations en marge d’une mobilisation «contre la vie chère» et nombre d’entre eux ont vu leurs rayons vidés par des émeutiers.