Le gouvernement français réunit lundi plusieurs plateformes en ligne pour exiger le retrait d’annonces de revente d’articles issus de commerces pillés, a indiqué sur X la ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff.
«Des articles volés en fin de semaine» à travers la France «sont proposés à la vente sur certaines plateformes», a assuré la ministre, qui a indiqué attendre un retrait «sans délai» des annonces concernées.
D’après Anne Le Hénanff, les entreprises doivent se réunir dans la journée avec le ministre du Commerce Serge Papin, et des représentants de son ministère et des ministères de l’Intérieur et de la Justice.
Six plateformes sont concernées : Vinted, Amazon, eBay, Leboncoin, Meta, et TikTok. L’Alliance française des places du commerce et la Fédération du cybercommerce et de la vente à distance (Fevad) seront également présentes.
Au total, plus de 3000 commerces ont subi des dégradations pendant la fin de semaine, en marge des manifestations organisées samedi dans plusieurs villes françaises.
Depuis dimanche, des captures d’écran ont circulé sur les réseaux sociaux, montrant des annonces de revente en ligne d’articles volés pendant la fin de semaine.
Sollicité par l’AFP, Vinted a affirmé appliquer «une tolérance zéro» en la matière.
«Depuis cette fin de semaine, nos équipes ont agi immédiatement pour identifier et supprimer les annonces susceptibles de concerner des biens volés, et nous avons renforcé le contrôle des annonces suspectes», a réagi l’entreprise lituanienne, sans préciser l’ampleur du phénomène.
«À ce stade», eBay «n’est pas en mesure de confirmer une hausse des annonces pouvant faire suite à des vols ayant eu lieu cette fin de semaine», a indiqué la plateforme à l’AFP.
Également interrogé par l’AFP, Leboncoin n’avait pas encore réagi.