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Christine Fréchette s’est fait questionner sur le PEQ par un député français

Ce programme, considéré comme une voie rapide pour la résidence permanente pour les immigrants temporaires, a été stoppé par le ministre Jean-François Roberge en novembre 2025.

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Commission Laurent: un peu moins de la moitié des recommandations ont été réalisées Sur les 65 recommandations de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse (CSDEPJ), qui avait été présidée par Régine Laurent, 29 ont été réalisées ou largement réalisées, indique le bilan quinquennal de la mise en œuvre des recommandations, diffusé mardi. 

En mission à Paris, la première ministre Christine Fréchette s’est fait questionner sur le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) par un député français.

Cette question a été posée dans le cadre d’une rencontre entre la première ministre québécoise et la présidente de l’Assemblée nationale française, Yaël Braun-Pivet.

«Chaque député a eu une intervention dans le cadre de la rencontre avec la présidente de l’Assemblée nationale ce matin. Il y a un des députés qui est intervenu sur cette question (...) pour connaître mon positionnement en lien avec le PEQ», a relaté la première ministre en entrevue avec La Presse Canadienne mardi à Paris.

Ce programme, considéré comme une voie rapide pour la résidence permanente pour les immigrants temporaires, a été stoppé par le ministre Jean-François Roberge en novembre 2025. Cette décision a provoqué une levée de boucliers un peu partout dans la province.

«J’ai réitéré ce que j’ai dit lors de la course à la chefferie et depuis mon assermentation, à savoir qu’on va réactiver le Programme de l’expérience québécoise dans le respect de nos seuils d’immigration», a expliqué Christine Fréchette, mardi.

Québec a fixé ses seuils à 45 000 nouveaux résidents permanents par année.

La première ministre a assuré qu’il n’y avait eu aucune pression de la France pour la réouverture du PEQ.

Mme Fréchette a refusé de dire à quel moment le programme serait rouvert, affirmant simplement qu’il y aurait une date «bientôt».

«C’est des administrations à activer différemment. Donc c’est sûr que ça demande un délai. On ne peut pas juste énoncer quelque chose et penser que le lendemain matin, c’est réalité», a-t-elle soutenu.

Il s’agissait de la dernière journée de mission à Paris pour la première ministre québécoise. Christine Fréchette a remis l’Ordre national du Québec à Paul de Sinety, délégué général à la langue française et aux langues de France, à la résidence officielle du Québec à Paris.

Elle a aussi rencontré la présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse. Elles ont discuté de l’intégration de l’intelligence artificielle dans la fonction publique, de la place des femmes en politique et… de hockey!

Lundi, Christine Fréchette a rencontré le président français, Emmanuel Macron. Avant leur entretien, ce dernier a affirmé que le Québec pouvait aider la France dans «beaucoup de domaines», comme «la recherche», «l’IA» ou encore la «stratégie».

Elle a aussi eu un entretien avec son homologue français, Sébastien Lecornu.

Thomas Laberge

Thomas Laberge

Journaliste