Plus de 2500 bâtiments ont été détruits dans la vallée de la rivière Trishuli au Népal après le déferlement, le 26 août, d’un gigantesque mur d’eau et de boue venu des montagnes, selon un calcul de l’AFP à partir d’analyses satellitaires de l’observatoire européen Copernicus.
Cela représente les deux tiers des bâtiments situés dans les trois zones potentiellement sinistrées étudiées par le service de gestion de crise (EMS) de Copernicus.
En ajoutant les dommages partiels, plus de 7 bâtiments sur 10 ont été touchés.
Ces secteurs, qui comprennent des parties des localités de Timure, Syabrubesi et Bidur, au nord de la capitale Katmandou, abritaient près de 6000 habitants avant la catastrophe.
L’analyse d’une zone de Bharatpur, troisième ville la plus peuplée du Népal, était toujours en cours lundi matin.
La crue soudaine, qu’experts et scientifiques attribuent à l’effondrement d’un énorme glacier dans l’Himalaya, a d’abord balayé le poste-frontière de Gyirong, entre le Népal et le Tibet chinois, après avoir dévalé une vingtaine de kilomètres depuis le glacier.

La petite ville frontalière de Timure et ses environs ont perdu plus de 80% des constructions.
«Ce n’est plus qu’un gigantesque cimetière», a confié à l’AFP Omkar Joshi, 35 ans, qui affirme avoir échappé par miracle au torrent de boue ayant englouti sa ville.
Dix kilomètres plus au sud, la zone sinistrée de Syabrubesi a été amputée de près de trois quarts de ses bâtiments. Cette localité constitue le point de départ du célèbre trek du Langtang et un passage fréquenté par les pèlerins hindous.
Plus en aval, la zone en bordure de rivière de Bidur, chef-lieu du district de Nuwakot et base arrière des secours engagés dans la recherche des disparus, a vu disparaître plus de 1800 bâtiments, soit 6 sur 10.
Au-delà des habitations, la catastrophe a également détruit des routes et des ponts, compliquant l’acheminement de l’aide et les recherches des disparus.