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Au moins 10 Palestiniens ont été blessés lors d'attaques en Cisjordanie occupée

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Des personnes en deuil portent le corps d'Ahmed Hamdan Tabasha, un policier palestinien tué lors d'une frappe militaire israélienne, lors de ses funérailles à l'hôpital Al-Awda de Nuseirat, dans le sud de la bande de Gaza, le dimanche 22 mars 2026. A... Des personnes en deuil portent le corps d'Ahmed Hamdan Tabasha, un policier palestinien tué lors d'une frappe militaire israélienne, lors de ses funérailles à l'hôpital Al-Awda de Nuseirat, dans le sud de la bande de Gaza, le dimanche 22 mars 2026. (Abdel Kareem Hana/Associated Press)

Au moins 10 Palestiniens ont été blessés dimanche soir lors d’attaques perpétrées en Cisjordanie occupée par des colons israéliens, qui se sont livrés à des actes de violence dans les villages voisins après avoir tenu les funérailles d’un colon tué dans un accident de voiture la veille.

Le Croissant-Rouge palestinien a indiqué que parmi les blessés à Deir al-Hatab figuraient un homme de 45 ans touché au pied par balle et une femme souffrant d’inhalation de fumée. Des vidéos obtenues par l’Associated Press montrent des voitures et des maisons en feu, tandis que des fusées éclairantes de l’armée illuminaient le ciel près du village situé à l’est de Naplouse, à proximité de la colonie israélienne d’Elon Moreh.

Ces incendies criminels et ces agressions, survenus dimanche dans quatre villages de la région de Naplouse, interviennent au lendemain d’attaques simultanées signalées par l’agence de presse palestinienne officielle WAFA dans au moins six localités durant la nuit.

Les émeutes de dimanche soir ont éclaté après les funérailles de Yehuda Sherman, un colon israélien de 18 ans, organisées dans la colonie d’Elon Moreh. Les autorités ont indiqué qu’il avait été tué dans une collision avec un véhicule palestinien au nord des villages attaqués. La police a dit enquêter sur les allégations des colons selon lesquelles la collision était délibérée. L’armée israélienne n’a pas répondu aux questions concernant les attaques de dimanche soir.

Ces violences surviennent alors que le gouvernement israélien poursuit la construction de nouvelles colonies en Cisjordanie occupée et que les attaques de colons – incendies criminels, fusillades et agressions – se sont intensifiées, l’attention se portant désormais sur la guerre contre l’Iran.

Le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d’état-major de l’armée israélienne, a condamné ces attaques la semaine dernière, déclarant qu’il était particulièrement inacceptable, en temps de guerre, que l’armée «affronte une minorité menaçante de l’intérieur».

L’agence WAFA a rapporté les attaques de samedi soir dans les villages de Silat al Dahr et Fandaqumiya, près de Jénine; à Jalud et Salfit, au sud de Naplouse; et dans les régions agricoles de Masafer Yatta et de la vallée du Jourdain.

Des maisons et des voitures ont été incendiées, des Palestiniens ont été aspergés de gaz poivré et au moins cinq personnes ont été blessées lors des attaques nocturnes, qui ont eu lieu pendant l’Aïd el-Fitr, la fête marquant la fin du ramadan, a indiqué l’agence.

L’armée israélienne a affirmé que, dimanche soir, les forces de sécurité avaient arrêté cinq civils israéliens et confisqué des armes alors qu’elles tentaient de rétablir l’ordre. Elle a ajouté que les forces de sécurité avaient été prises pour cible par des civils israéliens et qu’un soldat ainsi que plusieurs civils palestiniens avaient été blessés.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a rapporté que 25 Palestiniens avaient été tués par des colons et des soldats israéliens depuis le début de l’année, en date du 15 mars.

Quatre Palestiniens tués à Gaza

Toujours dimanche, quatre Palestiniens ont été tués lors de frappes israéliennes dans la bande de Gaza, ont indiqué les autorités des hôpitaux.

Une frappe a touché un véhicule dans le camp de réfugiés de Nuseirat, au centre de la bande de Gaza, et a tué trois policiers, selon l’hôpital Awda, qui a reçu les victimes. Il a précisé que 10 autres personnes ont été blessées. Un autre Palestinien a été tué à Gaza, selon l’hôpital Shifa.

Ces décès sont les derniers en date parmi les Palestiniens de l’enclave côtière depuis l’accord de cessez-le-feu d’octobre, qui visait à mettre fin à plus de deux ans de guerre entre Israël et le Hamas à Gaza.

Bien que les combats les plus intenses aient diminué, le cessez-le-feu est encore marqué par des tirs israéliens quasi quotidiens. Les forces israéliennes ont mené des frappes aériennes répétées et tirent fréquemment sur les Palestiniens près des zones contrôlées par l’armée, tuant plus de 670 Palestiniens, selon les autorités de la santé de Gaza.

L’armée israélienne n’a pas immédiatement commenté les frappes de dimanche.