Le projet de taxation sur le manque d’arbre prendra finalement une autre forme à Victoriaville alors que les élus(es) ont fait marche arrière dans le projet, prônant maintenant une approche volontaire plutôt qu’une taxe.
La municipalité du Centre-du-Québec avait proposé un plan de taxation dans le but de protéger et restaurer l’écosystème présent sur son territoire.
Dans un message notamment publié sur les réseaux sociaux, Victoriaville indique que le conseil municipal a décidé de revoir la mesure proposée, et ce, «après analyse de la situation et par souci de favoriser l’adhésion» aux initiatives de la municipalité.
«On passe donc à une approche volontaire. Les citoyens qui ne souhaitent pas payer pourront en effectuer la demande», a-t-on écrit.
Victoriaville souligne par ailleurs que l’ensemble des contributions maintenues seront investies entièrement pour favoriser la plantation d’arbres et pour augmenter la canopée sur le territoire.
«Notre vision ne change pas! Planter des arbres dans le but d’augmenter notre canopée demeure essentiel pour l’avenir de notre ville et pour la qualité de vie de nos citoyens. Toutefois, nous croyons qu’une transition doit se faire en collaboration avec nos citoyennes et nos citoyens. Nous vous avons entendu et nous faisons le choix d’une approche volontaire et collaborative, qui mise sur la mobilisation et sur l’engagement de chacun», a mentionné dans un communiqué Vincent Bourassa, maire de Victoriaville.
Le plan de taxation présenté dans les dernières semaines prévoyait un montant à débourser selon le pourcentage de canopée, soit la couverture aérienne que font les arbres sur un terrain.
Le but était d’atteindre le seuil de 30 % pour tous.
Selon le premier plan de Victoriaville, le propriétaire d’un immeuble résidentiel dont l’indice de canopée est inférieur à 5 % aurait dû devoir payer des frais annuels de 38 $. Un indice de canopée située entre 5 et 10 % correspondait à des frais de 30 $, etc.

