Environnement

Le contenu du baril mystérieux de Montmagny ne représente pas une menace pour la sécurité publique

«Le baril présentait des caractéristiques qui exigeaient la plus grande prudence.»

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Baril ancien Localisation de la découverte d'un baril suspect en octobre 2026, dans le secteur de Montmagny. (Noovo Info)

Le verdict est tombé concernant le contenu du mystérieux baril retrouvé au large de Montmagny: il ne pose aucune menace pour la sécurité publique.

C’est ce qu’ont permis de conclure des analyses effectuées par un laboratoire spécialisé, a rapporté mercredi après-midi la Sûreté du Québec (SQ).

«Le baril présentait des caractéristiques qui exigeaient la plus grande prudence. Tant que le contenu n’était pas connu, nos protocoles exigeaient de le traiter comme potentiellement dangereux. C’est ce qu’ont fait nos équipes spécialisées, avec l’équipement de protection requis», peut-on lire dans le communiqué partagé par la SQ.

A Quebec provincial police helicopter monitors the area where a mysterious barrel was found in Montmagny, Que. (Facebook) Un hélicoptère de la police provinciale du Québec surveille la zone où un baril mystérieux a été découvert à Montmagny, au Québec. Crédit image | Faits Divers 911/Facebook

Le corps policier ajoute que le baril a été récupéré de façon sécuritaire et qu’un arrimage en vue de sa disposition est effectué avec le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Protection de la biodiversité, de la Faune et des Parcs.

La découverte du baril datant de la Seconde guerre mondiale sur l’Île aux Canards, au large de Montmagny, avait créé tout un émoi la semaine dernière. Il était difficile au départ de déterminer s’il représentait un risque pour la santé publique.

Au cœur des inquiétudes: des inscriptions «US Army» et des dates trouvées sur le mystérieux baril.

Des liens avec le «Projet N» n’étaient donc pas impossibles.

Avec la création de la bombe atomique et le décryptage de la machine Enigma, le Projet N est cité par les journalistes d’enquête Yves Bernard et Vincent Frigon comme le «troisième secret» du conflit armé le plus meurtrier de l’histoire de l’humanité.

Selon les recherches de Bernard et Frigon, qui ont signé le livre Le Projet N, des scientifiques canadiens, britanniques et américains se sont affairés entre 1942 et 1944 à la fabrication d’un demi-million de bombes à l’anthrax destinées à des attaques contre l’Allemagne hitlérienne.

«À la fin de l’opération, la quantité d’anthrax stockée sur l’île aurait suffi à exterminer trente fois la population mondiale», selon les découvertes de Bernard et Frigon parues cette année.

Le site de cette ancienne opération militaire de destruction massive bactériologique: Grosse-Île, petite île située en plein centre du fleuve, entre l’île d’Orléans et l’Isle-aux-Grues, le même secteur où a été découvert le baril suspect, plus de 80 ans plus tard.

Avec de l’information d’Étienne Phénix pour Noovo Info