Éducation

Les brevets de 11 enseignants de l’école Bedford révoqués

La décision fait toutefois l’objet d’une contestation.

Mis à jour le 

Publié le 

Les brevets de 11 enseignants de l’école Bedford révoqués Les 11 enseignants de l’école Bedford dont la suspension a été annoncée en octobre 2024 ont vu leur brevet d’enseignement être révoqué, a confirmé le cabinet de la ministre de l’Éducation Sonia LeBel mardi matin.

Les 11 enseignants de l’école Bedford dont la suspension a été annoncée en octobre 2024 ont vu leur brevet d’enseignement être révoqué, a confirmé le cabinet de la ministre de l’Éducation Sonia LeBel mardi matin.

La décision fait toutefois l’objet d’une contestation.

Un rapport d’enquête dévastateur avait dressé en 2024 le portrait d’un établissement qui évoluait sous le joug «d’un clan dominant» d’enseignant qui avait imposé un règne autocratique au sein de l’école.

Le climat toxique et de peur imposée par une clique d’enseignant avait mené Québec à prendre des mesures de redressement à l’école montréalaise.

Le plan d’action prévoyait justement une décision concernant les brevets des enseignants concernés. Les sanctions prévues à la suite des travaux d’enquête allaient d’une suspension à la révocation des brevets. C’est la seconde option qui a donc été retenue.

De nombreux reproches ont été formulés aux enseignants de Bedford, notamment d’avoir dénié l’existence des troubles d’apprentissage allant même jusqu’à priver des éducateurs spécialisés d’accéder aux classes.

Parmi les faits aussi constatés, on a interdit aux filles durant longtemps de pratiquer le soccer sous prétexte que cette activité était réservée aux garçons.

La domination du clan en question est à ce point forte que l’on rapporte des départs de nombreux autres enseignants opposés à ces méthodes, dont certains étaient victimes de campagnes de boycottage, au vu et au su de leurs élèves, et même une ingérence dans les responsabilités qui relèvent de la direction.

Alors ministre de l’Éducation, Bernard Drainville avait mandaté des enquêteurs pour visiter au moins trois autres écoles afin de faire la lumière sur d’autres comportements problématiques de la part d’enseignant.

Soulagement

En point de presse à Québec mardi matin, le Parti libéral du Québec s’est dit soulagé de la nouvelle.

«Heureusement pour les enfants, ces enseignants ne sont pas plus là. L’équipe-école s’est renouvelée», a affirmé la députée de Mont-Royal--Outremont, Michelle Setlakwe, dont la circonscription couvre l’école Bedford.

«Je trouve ça épouvantable ce qu’on a fait à des jeunes filles. Je trouve ça épouvantable qu’on n’ait pas offert tous les services à des élèves qui étaient vulnérables (...) Leur brevet leur a été retiré de façon définitive? Parfait.»

Le Parti québécois a abondé dans le même sens: «C’était la chose à faire, a souligné le député péquiste Pascal Bérubé. C’est un privilège», a-t-il indiqué.

«Qu’arrive-t-il avec l’enquête sur la Mission de l’Esprit-Saint», a ajouté le député soulignant que des élèves continueraient d’aller dans une école «illégale». Noovo Info a révélé que des disciples de la Mission de l’Esprit-Saint ont contourné les règles imposées par le ministère de l’Éducation pour enseigner à leurs enfants.

Avec des informations de La Presse canadienne