🌐 Guerre commerciale Canada–États-Unis

Le Canada «ne cherche pas à devenir membre» de l’Union européenne, dit Mark Carney

Une source, qui n’est pas autorisée à s’exprimer publiquement, insiste sur le fait que ce qui est rapporté «exagère» la réalité.

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Carney veut une «alliance unique» avec l’Union européenne Le premier ministre Mark Carney a confirmé que le Canada «ne cherche pas à devenir membre de l’Union européenne (UE)», mais cherche une alliance unique avec l’UE. L’Union européenne serait toutefois ouverte à l’idée d’accorder au Canada un statut de membre associé, statut qui n’existe pas pour le moment.

Le premier ministre Mark Carney a confirmé que le Canada «ne cherche pas à devenir membre de l’Union européenne», alors qu’il s’adressait aux journalistes au Festival international du film de Toronto dimanche soir.

«On ne cherche pas à devenir membre de l’Union européenne. Ce qu’on cherche, et ce dont on va commencer à discuter, c’est une alliance unique avec l’Union européenne, entre le Canada et l’Union européenne», a dit M. Carney.

Plus tôt dimanche, une source haut placée au sein du gouvernement a dit à CTV News que le Canada ne cherchait en aucun cas à adhérer à l’Union européenne, réfutant ainsi un article du Wall Street Journal selon lequel M. Carney explorait la possibilité que le Canada devienne un « membre associé » du bloc.

La source, qui n’était pas autorisée à s’exprimer publiquement, a insisté sur le fait que ce qui était rapporté «exagérait» la réalité.

«On partage les mêmes valeurs, on a les mêmes priorités, et nos forces se complètent très bien.»

—  Mark Carney, premier ministre du Canada

L’article affirmait que contrairement à ses positions antérieures plus rigides quant à l’adhésion, l’UE était ouverte à l’idée d’accorder au Canada un statut de membre associé, statut qui n’existe pas pour le moment.

Pourquoi une telle union entre le Canada et l’UE? Le premier ministre du Canada a répété ad nauseam, depuis le début de la guerre commerciale avec les États-Unis et comme l’ont dit aussi les leaders provinciaux, incluant la première ministre sortante Christine Fréchette, qu’il est d’importance primordiale de renforcer ses partenariats et en créer de nouveaux pour diversifier son économie, hautement reliée l’économie américaine, historiquement.

Le Wall Street Journal a affirmé que le Canada et l’UE discutent actuellement des moyens de permettre la libre circulation des biens, des services et des travailleurs canadiens impliqués dans des chaînes d’approvisionnement stratégiques telles que l’énergie, l’IA, la défense et les minéraux critiques, ce qui reviendrait à déplacer de fait la frontière de l’UE.

Le premier ministre Carney a déclaré le mois dernier qu’il souhaitait renforcer les liens avec l’Europe après avoir signé un pacte sur l’industrie de la défense, qui vient s’ajouter à l’accord de partenariat stratégique existant et à un accord de libre-échange.

Des relations entre le Canada et l’UE existent déjà. Le Canada a été le premier partenaire non européen à participer à un programme de prêts de l’UE destiné à des projets de défense communs, l’initiative Agir pour la sécurité en Europe (instrument SAFE).

Mais jusqu’à présent, un seul projet a vu le jour dans le cadre de ce programme pour le Canada. L’UE facture aux partenaires de l’instrument SAFE une redevance calculée en fonction des retombées économiques attendues, et a fixé en décembre dernier une redevance nettement inférieure pour le Canada par rapport au Royaume-Uni.

Mercredi prochain à Strasbourg, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit prononcer son discours annuel sur l’état de l’Union européenne, dans lequel elle exposera ses priorités pour les douze prochains mois, a indiqué Geneviève Tuts, ambassadrice de l’UE au Canada.

Elle a ajouté que M. Carney prononcerait son propre discours le lendemain matin devant les 720 membres du Parlement européen.

Le Canada accueillera le sommet UE-Canada six semaines plus tard, à l’occasion duquel M. Carney devrait recevoir Mme von der Leyen et le président du Conseil européen, Antonio Costa. La rencontre se tiendra les 29 et 30 octobre, mais son lieu n’a pas encore été annoncé.

M. Carney doit également rencontrer le président français Emmanuel Macron à Saint-Pierre-et-Miquelon le 20 septembre prochain pour discuter de partenariats dans les domaines de l’énergie et de la défense.

Dimanche après-midi, la Commission européenne n’avait pas encore répondu à une demande de commentaires faites par Noovo Info.

Guerre commerciale Canada-États-Unis : la ligne du temps

La vague de droits de douane imposée par le président Donald Trump — ainsi que ses menaces d’en instaurer davantage — a mis à rude épreuve les relations de longue date entre les États-Unis et le Canada.

Au cours de son second mandat, M. Trump a menacé l’économie et la souveraineté du Canada en imposant de nouveaux droits de douane élevés sur ses marchandises. Il est même allé jusqu’à suggérer que son voisin du nord pourrait devenir «le 51e État».

Cette rhétorique — associée à une succession de nouveaux droits de douane, tantôt appliqués, tantôt suspendus — a indigné les Canadiens, dont le gouvernement a riposté en prenant ses propres mesures de rétorsion. Pendant ce temps, l’incertitude ne fait que croître pour les entreprises et les consommateurs des deux côtés de la frontière.

Tout récemment, M. Trump a mis à exécution sa menace d’imposer des droits de douane américains de 50 % sur 20 milliards de dollars d’importations canadiennes. Ces taxes sont entrées en vigueur après l’échec de négociations de dernière minute, et le premier ministre canadien Mark Carney s’est empressé de promettre d’aligner ses taxes à l’importation sur celles des États-Unis.

Le Canada a riposté «dollar pour dollar» avec des contre-tarifs qui sont entrés en vigueur le 8 septembre.

Avec de l’information de La Presse canadienne et The Associated Press et la collaboration d’Olivier Demers pour Noovo Info