🌐 Guerre commerciale Canada–États-Unis

Le Canada, «membre associé» de l’Union européenne? Carney examinerait cette possibilité

C’est ce que rapporte le «Wall Street Journal».

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Réplique aux tarifs américains: «toute action a un coût»: affirme Carney Le premier ministre Mark Carney a publié une vidéo en ligne alors que le Canada a officiellement répliqué aux droits de douane américains.

Mark Carney souhaite resserrer les liens du Canada avec l’Union européenne (UE) et examine la possibilité pour son pays de devenir «membre associé», a rapporté dimanche le Wall Street Journal.

Contrairement à ses positions antérieures plus rigides quant à l’adhésion, l’UE serait ouverte à l’idée d’accorder au Canada un statut de membre associé, statut qui n’existe pas pour le moment.

C’est ce qu’on indiqué des responsables de l’UE, qui ont parlé au WSJ sous le couvert de l’anonymat.

Pourquoi une telle union entre le Canada et l’UE? Le premier ministre du Canada a répété ad nauseam, depuis le début de la guerre commerciale avec les États-Unis et comme l’ont dit aussi les leaders provinciaux, incluant la première ministre sortante Christine Fréchette, qu’il est d’importance primordiale de renforcer ses partenariats et en créer de nouveaux pour diversifier son économie, hautement reliée l’économie américaine, historiquement.

Le Canada et l’UE discutent actuellement des moyens de permettre la libre circulation des biens, des services et des travailleurs canadiens impliqués dans des chaînes d’approvisionnement stratégiques telles que l’énergie, l’IA, la défense et les minéraux critiques, ce qui reviendrait à déplacer de fait la frontière de l’UE, selon le Wall Street Journal.

Le premier ministre Carney a déclaré le mois dernier qu’il souhaitait renforcer les liens avec l’Europe après avoir signé un pacte sur l’industrie de la défense, qui vient s’ajouter à l’accord de partenariat stratégique existant et à un accord de libre-échange.

Des relations entre le Canada et l’UE existent déjà. Le Canada a été le premier partenaire non européen à participer à un programme de prêts de l’UE destiné à des projets de défense communs, l’initiative Agir pour la sécurité en Europe (instrument SAFE).

Mais jusqu’à présent, un seul projet a vu le jour dans le cadre de ce programme pour le Canada. L’UE facture aux partenaires de l’instrument SAFE une redevance calculée en fonction des retombées économiques attendues, et a fixé en décembre dernier une redevance nettement inférieure pour le Canada par rapport au Royaume-Uni.

Mercredi prochain à Strasbourg, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit prononcer son discours annuel sur l’état de l’Union européenne, dans lequel elle exposera ses priorités pour les douze prochains mois, a indiqué Mme Tuts.

Elle a ajouté que M. Carney prononcerait son propre discours le lendemain matin devant les 720 membres du Parlement européen.

Le Canada accueillera le sommet UE-Canada six semaines plus tard, à l’occasion duquel M. Carney devrait recevoir Mme von der Leyen et le président du Conseil européen, Antonio Costa. La rencontre se tiendra les 29 et 30 octobre, mais son lieu n’a pas encore été annoncé.

Dimanche après-midi, la Commission européenne n’avait pas encore répondu à une demande de commentaires faites par Noovo Info.

Guerre commerciale Canada-États-Unis : la ligne du temps

La vague de droits de douane imposée par le président Donald Trump — ainsi que ses menaces d’en instaurer davantage — a mis à rude épreuve les relations de longue date entre les États-Unis et le Canada.

Au cours de son second mandat, M. Trump a menacé l’économie et la souveraineté du Canada en imposant de nouveaux droits de douane élevés sur ses marchandises. Il est même allé jusqu’à suggérer que son voisin du nord pourrait devenir «le 51e État».

Cette rhétorique — associée à une succession de nouveaux droits de douane, tantôt appliqués, tantôt suspendus — a indigné les Canadiens, dont le gouvernement a riposté en prenant ses propres mesures de rétorsion. Pendant ce temps, l’incertitude ne fait que croître pour les entreprises et les consommateurs des deux côtés de la frontière.

Tout récemment, M. Trump a mis à exécution sa menace d’imposer des droits de douane américains de 50 % sur 20 milliards de dollars d’importations canadiennes. Ces taxes sont entrées en vigueur après l’échec de négociations de dernière minute, et le premier ministre canadien Mark Carney s’est empressé de promettre d’aligner ses taxes à l’importation sur celles des États-Unis.

Le Canada a riposté «dollar pour dollar» avec des contre-tarifs qui sont entrés en vigueur le 8 septembre.

Avec de l’information de La Presse canadienne et The Associated Press