Le compte à rebours est lancé. Dans un mois, des milliers de Québécois changeront d’adresse. Si plusieurs ont déjà trouvé leur nouveau foyer, d’autres cherchent encore activement pour s’éviter de se retrouver sans toit.
Inquiétude à Trois-Rivières
En Mauricie, la situation presse. Actuellement, 26 ménages trifluviens risquent de se retrouver à la rue.
«Nous avons des appels de gens qui ne savent pas où aller le 1er juillet», s’inquiète Geneviève Paré, coordonnatrice d’Infologis Mauricie. Selon elle, ce contexte pousse certains locataires vers l’itinérance ou les force à «accepter un logement trop cher ou une colocation non désirée».
À Trois-Rivières, le taux d’inoccupation se situe à 2,7%. Ce chiffre démontre que le problème dépasse la simple rareté des appartements.
«La crise du logement est devenue davantage une crise d’abordabilité. Le défi pour nos équipes, c’est de trouver le logement qui répond à la capacité de payer des gens», explique Marie-Ève Croteau, de l’Office municipal d’habitation (OMH) de Trois-Rivières.
Un constat partagé par Geneviève Paré: «La plupart des logements sont de 1000 $ et plus. Les gens n’ont pas les moyens pour ça, c’est stressant.»
Sherbrooke: une fausse accalmie
En Estrie, le taux d’inoccupation a atteint 2,7% en 2025; un sommet en cinq ans. Malgré cette hausse, l’Association des locataires de Sherbrooke refuse de crier victoire.
«Il est très dangereux pour les gens plus pauvres ou à revenus modestes de se retrouver sans logement», prévient Mario Mercier. Il souligne que la disponibilité se concentre dans les nouvelles constructions. «C’est une partie du problème, alors que le prix de ces constructions pousse à la hausse l’ensemble du milieu immobilier.»
Difficile aussi au Saguenay—Lac-Saint-Jean
Le portrait demeure tout aussi préoccupant au Saguenay—Lac-Saint-Jean, où la réalité s’apparente à celle de l’an dernier.
«C’est difficile de dire si c’est pire ou mieux, parce que d’année en année, les situations sont différentes», nuance Arianne Villeneuve, directrice des services à la clientèle de l’OMH Saguenay. Elle précise toutefois que la hausse des prix persiste, rendant la quête d’un toit «plus ardue» pour les ménages à faible et moyen revenu.
À l’approche du fatidique 1er juillet, rappelez-vous que plusieurs organismes demeurent disponibles pour soutenir les locataires dans leurs démarches partout dans la province.
Les détails dans la vidéo ci-haut.
- Avec des informations de Xavier Lemieux, Noovo Info

