En pleine négociations commerciales avec les États-Unis, le premier ministre Mark Carney aurait demandé aux provinces de réapprovisionner leurs rayons en alcool américain. Toutefois, cela ne veut pas dire que les consommateurs seront au rendez-vous, particulièrement au Québec.
Selon le directeur du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie Sylvain Charlebois, cela sera très difficile pour les vendeurs américaines de regagner les acheteurs québécois.
«On a quand même conditionné le marché à ne pas acheter américain», a-t-il expliqué au Noovo Info 22, rappelant que le boycottage dure depuis 500 jours déjà. «Il y a encore un sentiment anti-américain qui est palpable aujourd’hui.»
Notons que la première ministre québécoise, Christine Fréchette, n’a pas voulu s’engager à remettre l’alcool américain sur les tablettes de la SAQ. Elle a refusé de prendre cet engagement avant d’avoir une connaissance plus profonde des modalités de l’entente.
Du côté des produits laitiers, les consommateurs pourraient à voir plus de produits laitiers ou de protéines laitières d’origine américaine si cette condition fait partie de l’entente finale. Selon M. Charlebois, les prix diminueront en conséquence, mais ce n’est pas certain. «Tout peut se passer au détail», a-t-il prévenu.
Cet enjeu au cœur des négociations inquiète les producteurs canadiens.
«Ce qui les inquiète le plus est la protéine laitière qui pourrait être utilisé en transformation», a dit M. Charlebois en entrevue au Noovo Info 22, en parlant de la fin de la classe 4a. «En 2020, on a ratifié une entente et on les a compensé à 1,2 M$, mais on n’a toujours pas vu de plus de compétitions sur le marché canadien.»
Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.
Avec des informations de La Presse canadienne et de CTV News