Économie

Le projet minier de phosphate au Saguenay-Lac-Saint-Jean prend de l’ampleur

Ottawa investit près de 5 millions $ pour soutenir le développement du projet minier de First Phosphate au gisement Bégin-Lamarche.

Publié le 

La société minière First Phosphate obtient 4,8 millions $ d’Ottawa Le gouvernement canadien octroie 4,8 millions de dollars à la société minière First Phosphate pour son exploitation du gisement de Bégin-Lamarche. Dans le cadre de sa stratégie sur les minéraux critiques, le gouvernement verse à l’entreprise un montant de 3 millions de dollars pour réaliser une ligne de transmission électrique et une autre somme de 1,8 million de dollars pour concrétiser un projet d’infrastructures routières. Les fonds serviront à financer, notamment, des études de faisabilité et des études environnementales, prévues en 2027. La future mine devrait quant à elle générer 300 emplois et 479 millions de dollars en retombées économiques, lors du début de la production à l’usine du Port de Saguenay en 2029.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est encore plus près d’avoir son propre projet de phosphate, alors que le gouvernement fédéral vient d’annoncer un investissement de près de 5 millions de dollars pour soutenir le développement du projet minier de First Phosphate au gisement Bégin-Lamarche, situé dans la circonscription de Jonquière.

L’aide financière annoncée par Claude Guay, secrétaire parlementaire du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles Tim Hodgson, comprend une somme de 3 millions de dollars pour planifier les installations électriques et un montant de 1,8 million pour des infrastructures routières.

First Phosphate versera une contribution équivalente à celle d’Ottawa pour les deux projets, ajoutant près de 5 millions de dollars en investissement privé.

Le projet minier servira à la production de batteries lithium-fer-phosphate (LFP) qui alimentent notamment les véhicules électriques.

«Le Canada et le Québec ont l’occasion de devenir des fournisseurs fiables de minéraux critiques dont le monde a besoin pour développer les technologies et les industries de l’avenir», a souligné M. Guay.

La mine devrait créer environ 300 emplois lorsque démarrera la production en 2029.

L’exploitation des 900 000 tonnes de phosphate sur le site prendra minimalement 23 ans, indique-t-on.

Les fonds annoncés mercredi serviront à financer des travaux préalables au chantier, notamment des études de faisabilité, des études environnementales et des consultations auprès de communautés autochtones. Ces études permettront de déterminer les conceptions et les tracés les mieux adaptés pour les infrastructures de transport d’électricité et de transport routier qui relieraient le gisement aux réseaux ferroviaires régionaux et au port de Saguenay.

Avec les informations de Xavier Lemieux pour Noovo Info