Les villes québécoises de Sherbrooke et Trois-Rivières figurent parmi les 15 villes les plus abordables au Canada, selon un palmarès de la firme de courtage immobilier Royal LePage.
Le palmarès, publié mardi, tient compte du prix de l’immobilier résidentiel dans le secteur, mais également du revenu médian des ménages dans la province.
Trois-Rivières, en Mauricie, arrive ainsi au huitième rang et Sherbrooke, en Estrie, au treizième.
À l’échelle canadienne, Lethbridge en Alberta serait la ville canadienne où l’immobilier est le plus abordable, selon la méthodologie.
Royal LePage a également effectué un sondage auprès des résidents de Montréal, Toronto et Vancouver afin de savoir s’ils envisageraient de déménager dans une des villes du palmarès.
Près de la moitié des Montréalais, soit 48 %, des répondants affirment qu’ils seraient prêts à déménager dans l’une des villes les plus abordables.
Sans surprise, les villes québécoises ont la cote auprès des Montréalais, tandis que les résidents de Toronto et Vancouver se disent plus enclins à s’éloigner davantage.
Sherbrooke suscite l’intérêt de 29 % des répondants montréalais, contre 25 % pour Trois-Rivières. En troisième, Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard, suscite l’intérêt de 7 % des résidents de la métropole québécoise. Les personnes interrogées pouvaient choisir plus d’une ville.
Cet intérêt demeure toutefois théorique, reconnaît le président et chef de la direction de Royal LePage, Phil Soper, dans le rapport. « Si les Canadiens se montrent particulièrement mobiles en théorie, ils le sont nettement moins dans les faits.»
De nombreux obstacles freinent ceux qui souhaitent déménager, notamment les perspectives d’emploi ou les liens sociaux déjà établis.
Le sondage a été effectué en ligne auprès de 900 résidents canadiens au début du mois de juin.
Le Conseil de recherche et d’intelligence marketing canadien précise qu’une marge d’erreur ne peut être attribuée aux sondages en ligne, car ils ne procèdent pas à un échantillonnage aléatoire de la population.
