Économie

Crédit d’impôt pour solidarité: des ménages auront droit à une bonification pouvant aller jusqu’à 200$

Voici ce qu’il faut savoir.

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Abolition de la TVQ de Fréchette: voici les produits visés La première ministre du Québec Christine Fréchette a officialisé lundi son intention d’éliminer la TVQ sur certains produits.

Dans le but de limiter les impacts de l’augmentation de la facture d’épicerie et des coûts reliés à l’énergie, un montant forfaitaire pouvant atteindre jusqu’à 200 $ sera bientôt versé aux Québécois bénéficiant du crédit d’impôt pour solidarité.

La première ministre Christine Fréchette a fait cette annonce lundi lors d’une conférence de presse énumérant des mesures visant à aider les Québécois à faire face à la hausse du coût de la vie.

Christine Fréchette annonce un montant forfaire sur le crédit d'impôt pour solidarité Christine Fréchette annonce un montant forfaire sur le crédit d'impôt pour solidarité, le 25 mai 2026. (Noovo Info)

Au sein des Québécois concernés, les personnes seules recevront 100 $, les familles monoparentales et les couples sans enfants, 150 $, et les couples avec enfants, 200 $.

D’après le gouvernement, environ 3,5 millions de Québécois bénéficiant du crédit d’impôt pour solidarité, dont 295 000 familles avec des enfants, pourront bientôt profiter de cette aide ponctuelle.

Les Québécois touchés par ce «versement spécial pour l’épicerie et l’énergie» n’auront aucune demande à faire, alors que Revenu Québec effectuera des versements à compter du 4 juin prochain.

Le crédit d’impôt pour solidarité est destiné à soutenir les ménages à faible ou à moyen revenu. Le seuil maximal fixé pour recevoir cette aide est un revenu de moins de 63 000 $ pour une personne seule et de moins de 74 000 $ pour une famille.

Lundi, Mme Fréchette a également annoncé l’abolition de la TVQ pour certains produits alimentaires et d’hygiène ainsi qu’une réduction des coûts d’immatriculation.

«Les Québécois n’ont pas été épargnés par l’augmentation constante du coût de la vie au cours des derniers mois, qui se reflète particulièrement sur les factures d’épicerie et de carburant», a mentionné la première ministre.

Des aides qui ont leur prix

Néanmoins, ces trois mesures devraient coûter 682 millions $. La ventilation des ces mesures nous apprend que la détaxation des aliments coûtera 102 millions $ à l’État, une somme qui sera récurrente. La réduction des frais d’immatriculation représente, elle, 245 millions $, mais ne sera pas récurrente. Le chèque envoyé aux bénéficiaires du crédit d’impôt pour solidarité représente de son côté un déboursé de 335 millions $, un montant qui ne sera pas récurrent lui non plus.

Girard: «On a la marge de manoeuvre»

Mme Fréchette avait déjà atteint la maximum de la «petite caisse» de 250 millions $ que lui avait mis de côté le ministre des Finances dans son budget et avec les annonces de lundi, le total des sommes récurrentes engagées atteint maintenant 336 millions $, auxquelles s’ajoutent les 580 millions $ non récurrents.

Mais Eric Girard a dû intervenir à quelques reprises pour exposer l’état réel des finances publiques afin de tenter de désamorcer ce qui s’annonce déjà comme un argument qui sera répété sans relâche par les partis d’opposition lors de la prochaine campagne électorale.

«On a des revenus supplémentaires qui compensent amplement ces sommes et d’ailleurs, nous allons publier les comptes publics de l’année 25-26 à la fin juin et les résultats sont meilleurs que prévu», a-t-il dit.

«Les finances publiques sont dans un bon ordre, a-t-il poursuivi. Le déficit 24-25 a été révisé à la baisse, le déficit 25-26 a été révisé à 9,9 milliards $ et sera révisé encore aux comptes publics. C’est 1,2 % du PIB, la moyenne des provinces canadiennes est de 1,9 %. Notre niveau de dette, on a 4 % moins de dette que lorsque nous sommes arrivés au pouvoir en proportion de l’économie. Et ça, c’est après une pandémie, l’invasion d’Ukraine par la Russie, une guerre tarifaire et maintenant un conflit au Moyen-Orient. Vraiment, la dette est bien gérée. Alors, je vous confirme qu’on a la marge manoeuvre pour faire les gestes qu’on fait aujourd’hui.»

Avec de l’information de La Presse canadienne