Pour des raisons familiales, le ministre des Transports et de la Mobilité durable, Benoit Charette, a décidé de ne pas se présenter comme candidat pour la Coalition avenir Québec (CAQ) aux prochaines élections.
C’est donc un autre ministre caquiste qui quitte le navire. Comme l’a notamment fait sa collègue, Geneviève Guilbault, l’une des autres figures de proue de la CAQ à annoncer son départ il y a plusieurs mois, M. Charette a partagé à quel point le poids des années en politique peut devenir lourd.
«C’est trop peu connu, mais les familles des hommes et des femmes engagés en politique sont directement, et souvent sévèrement, touchées par cet engagement», a écrit M. Charrette dans un message publié sur X, mercredi.
M. Charrette complète un quatrième mandat comme député de Deux-Montagnes. Il avait été élu dans la circonscription sous la bannière du Parti québécois en 2008, avant de quitter cette formation pour la CAQ et de retrouver son siège en 2014.
«Ma première élection remonte à décembre 2008, ce qui peut représenter une éternité en politique», croit celui qui a porté plusieurs chapeaux avec la CAQ, dont celui de ministre des Transports, mais aussi comme ministre de l’Environnement.
«C’est une décision pleinement assumée, bien que déchirante.»
— Benoit Charette, ministre des Transports
M. Charrette affirme avoir communiqué sa décision «il y a déjà un bon moment» à la première ministre et cheffe de la CAQ, Christine Fréchette. «Si j’ai tardé à l’annoncer, c’est simplement pour limiter l’impact sur ma famille», a écrit M. Charette à l’approche du déclenchement de la campagne électorale, qui se soldera par le scrutin provincial du 5 octobre.
Le ministre sortant a laissé planer le mystère sur son avenir après les élections.
«J’ai encore le goût de servir ma communauté et le Québec, mais je le ferai autrement», dit-il. «Au lendemain de cette élection, au cours de laquelle je serai pleinement investi, je compte d’ailleurs poursuivre mon engagement auprès de la première ministre, Christine Fréchette.»
Sans Charette et tous les autres ministres caquistes qui ont décidé de partir, c’est un visage complètement différent de l’époque où François Legault était premier ministre que le parti présentera aux électeurs pendant la campagne. Comment ceux-ci perçoivent-ils ces changements?
Près d’un électeur québécois sur deux affirme ne pas avoir arrêté son choix de manière définitive en vue des élections du 5 octobre, selon un sondage Léger/Le Journal/TVA publié la semaine dernière.
Lors de ce coup de sonde, réalisé du 7 au 9 août, 49 % des répondants ont confié que leur choix de vote n’est pas définitif, et qu’il est donc possible qu’ils votent pour un autre parti une fois dans l’isoloir.
À l’inverse, 48 % des participants ont déclaré que leur choix est définitif. Les 3 % restants ont dit ne pas savoir ou ont préféré ne pas répondre.
Selon Léger, cela signifie que «la capacité des partis à conserver leurs appuis actuels et à convaincre les électeurs encore flexibles pourrait faire toute la différence».
En ce qui a trait aux intentions de vote, le Parti québécois demeure en tête à 30 % des appuis, un pourcentage stable par rapport au sondage réalisé par Léger en juin.
Le Parti libéral du Québec conserve la deuxième place, mais perd trois points pour se retrouver à 24 %. La Coalition avenir Québec arrive troisième à 20 %, en baisse d’un point par rapport au coup de sonde du mois de juin.
Avec de l’information de La Presse canadienne.

