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«C’était ça ou mourir» et IA: les Éditions du Boréal coupent les ponts avec Thélyson Orélien

«De nouveaux éléments, confirmés au cours des derniers jours, indiquent que l’intelligence artificielle a été utilisée dans le processus d’écriture.»

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«C’était ça ou mourir» et IA: les Éditions du Boréal coupent les ponts avec Thélyson Orélien Les Éditions du Boréal mettent fin à leur association avec Thélyson Orélien. L’éditeur dit désormais avoir des preuves que l’auteur québécois d’origine haïtienne a utilisé l’intelligence artificielle dans l’écriture de son roman C’était ça ou mourir, ce qu’il a nié.

Les Éditions du Boréal mettent fin à leur association avec Thélyson Orélien. L’éditeur dit désormais avoir des preuves que l’auteur québécois d’origine haïtienne a utilisé l’intelligence artificielle dans l’écriture de son roman C’était ça ou mourir, ce qu’il a nié.

Il y a quelques jours, les Éditions du Boréal avaient indiqué que M. Orélien avait renoncé à rassembler des éléments de preuve pour étayer son démenti après des allégations selon lesquelles son roman aurait été rédigé par IA.

Maintenant, «[de] nouveaux éléments, confirmés au cours des derniers jours, indiquent que l’intelligence artificielle a été utilisée dans le processus d’écriture de C’était ça ou mourir, alors que l’auteur nous avait assuré, à plusieurs reprises, ne jamais y avoir eu recours pour la création de son roman», ont écrit les Éditions du Boréal dans un communiqué.

L’éditeur tentait depuis un certain temps de documenter la genèse de C’était ça ou mourir, mais continuait à commercialiser l’ouvrage en parallèle.

Cette époque est révolue: «le Boréal ne réimprimera pas le roman et ne publiera pas d’autres livres de Thélyson Orélien», a-t-on écrit dans la communication de l’éditeur.

Les Éditions du Boréal disent «avoir commandé une analyse externe approfondie». «Les résultats obtenus cette semaine ont révélé des traces de balises d’IA dans les métadonnées de certains documents.»

«Dans la foulée des allégations, nous avons continué d’accorder [notre confiance] à Thélyson Orélien, qui nous assurait ne jamais avoir recours [à l’IA]. Cette affirmation est aujourd’hui démentie. Nous ne pouvons pas, dans ces circonstances, poursuivre notre collaboration professionnelle.»

—  Extrait d’un communiqué des Éditions du Boréal

Malgré ce bris de confiance, Boréal invite «chacun à la retenue afin que cessent les attaques personnelles» à l’égard de M. Orélien dans cet épineux dossier qui a fait le tour de la francophonie à travers le monde. «Comme nous l’avons dit dès le début, au-delà du livre et de la polémique, il y a avant tout un être humain», dit-on.

L’éditeur dit avoir communiqué sa décision à Thélyson Orélien avant d’en diffuser la nature.

Interrogé par Noovo Info, le journaliste et auteur Hugo Meunier a déclaré qu’il était temps que l’éditeur prenne une décision.

«Ça commençait à être gênant pour eux.»

M. Meunier mentionne que cette saga est triste pour M. Orélien. «Il ne doit pas être fier de ça, j’espère pour lui qu’il est bien entouré.»

M. Meunier mentionne que le livre est excellent et qu’il est grandement vendu partout.

Thélyson Orélien: le fil des événements

En septembre, Boréal avait révélé publiquement qu’elle collaborait avec M. Orélien afin de constituer un dossier détaillé sur son travail sur le manuscrit avant que celui-ci ne soit soumis à l’éditeur.

L’écrivain avait précédemment déclaré au journal français Libération qu’il rassemblait des éléments de preuve avec ses éditeurs en France et au Québec pour étayer sa version des faits concernant la rédaction du roman.

Boréal a indiqué avoir reçu le manuscrit de M. Orélien le 12 septembre 2025 et ne pas avoir pu vérifier de manière indépendante comment le roman avait été écrit avant cette date. L’éditeur a fait valoir que son rôle n’était pas d’exiger des preuves de la part des auteurs, mais de les soutenir, laissant aux lecteurs le soin de décider s’ils souhaitaient acheter le livre.

Autrement, M. Orélien a déjà dit, par l’intermédiaire de Boréal, qu’il n’avait rien à prouver à ceux qui l’accusaient.

L’auteur a nié avoir utilisé l’IA pour écrire le roman, affirmant avoir commencé à y travailler en 2017 et avoir achevé un premier jet de plus de 300 pages en 2019.

Cette polémique a eu d’autres conséquences. Le roman a été retiré de la liste des finalistes du prestigieux prix Goncourt à la suite des allégations d’utilisation de l’IA et à d’autres accusations de plagiat concernant des écrits antérieurs de M. Orélien.

Dans une déclaration publiée en octobre, M. Orélien a reconnu avoir commis des actes de plagiat dans certaines de ses œuvres antérieures, s’excusant pour ce qu’il a qualifié d’erreurs inacceptables commises dans sa jeunesse, tout en affirmant qu’aucune phrase de son roman n’avait été générée par une machine.

Avec la collaboration d’Émile Bérubé-Lupien pour Noovo Info et de l’information de La Presse canadienne