Justice

Insultes homophobes: un néonazi québécois condamné à la prison

Kevin Goudreau, leader du Front nationaliste canadien, n'en est pas à sa première peine.

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(Envato)

Kevin Goudreau, néonazi de longue date et leader du Front nationaliste canadien, a été condamné à sept mois de prison après avoir volé et brûlé un drapeau de la Fierté dans le jardin de ses voisins, tout en proférant des insultes homophobes.

L'évènement a eu lieu lorsque le nationaliste blanc Kevin Goudreau a dérobé le drapeau sur le porche de ses voisins avant d’allumer le feu. Un voisin, alerté par le bruit, a tenté de l’affronter. M. Goudreau y est allé d’insultes transphobes à son endroit. Il a été arrêté peu de temps après.

M. Goudreau est connu pour ses opinions extrêmes et controversées. Le site web de son groupe Front nationaliste canadien donne le ton. 

« Préserver notre patrimoine, notre culture et nos valeurs traditionnelles par des réformes visant à refléter notre véritable identité canadienne »
-Kevin Goudreau sur son site web Front nationaliste canadien

Il appelle également à un « moratoire sur toute immigration, à l’arrêt de l’immigration du tiers monde, à une nouvelle politique d’immigration pour un retour à la démographie ethnique traditionnelle du Canada composée de pionniers euro-canadiens et d’autochtones».

Un passé chargé en condamnations 

M. Goudreau n’en est pas à sa première peine. Il purgeait déjà une peine discontinue de 90 jours pour des faits similaires lorsqu’un couple de femmes lesbiennes vivant à proximité avait signalé qu’il faisait le tour de l’immeuble en proférant des jurons et des menaces homophobes.

En 2019, il avait été condamné après avoir proliféré des menaces en ligne à l’encontre du Réseau canadien anti-haine, des journalistes et un avocat d’Ottawa. Il a nié avoir publié les messages qui lui ont été attribués et a reçu l’ordre de rester à au moins 200 mètres des membres du conseil d’administration du Réseau canadien anti-haine pendant un an.

En septembre 2017, il a organisé un rassemblement anti-immigration à Peterborough, en Ontario, qui a rassemblé des centaines de personnes et s’est ensuite transformé en une violente confrontation, bien qu’il n’ait pas fait d’apparition publique lors de cet événement.<

En plus de ses condamnations, lui et son groupe ont été bannis d’un certain nombre de sites de médias sociaux, dont Facebook et Twitter.

-Avec les informations de Canadian Anti-Hate Network.