Politique

L'élection anticipée ne rend pas l'Ontario vulnérable, assure Doug Ford

«Cela va nous donner plus de force, plus de certitude...»

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Doug Ford s'adresse aux journalistes au Triple M Metal à Brampton, en Ontario, le samedi 1er février 2025. Doug Ford s'adresse aux journalistes au Triple M Metal à Brampton, en Ontario, le samedi 1er février 2025. (Eduardo Lima/La Presse canadienne)

Le chef progressiste-conservateur Doug Ford a insisté sur le fait que l'Ontario n'est pas vulnérable pendant la campagne électorale anticipée qu'il a déclenchée, alors qu'une possible guerre commerciale avec les États-Unis se profile.

Doug Ford a déclenché la semaine dernière les élections qui se tiendront le 27 février. Il a indiqué qu'il pouvait agir à la fois comme premier ministre et comme principal responsable de la campagne de son parti.

Il a souligné qu'il avait un plan d'action économique prêt à être mis en œuvre si le président américain Donald Trump mettait à exécution sa menace d'imposer des tarifs de 25 % sur les produits canadiens.

Une partie de ce projet comprend un plan de relance de 22 milliards $ pour construire des infrastructures qui serait mis en œuvre, quelles que soient les décisions du président américain, selon Doug Ford.

«Cela va nous donner plus de force, plus de certitude, car pour l’instant, la seule chose certaine avec le président Trump, c’est l’incertitude, et quand on a un mandat fort de quatre ans, cela nous donne beaucoup plus de force quand on négocie», a-t-il fait valoir. 

M. Ford a parlé comme si les tarifs douaniers étaient une affaire conclue. La Maison-Blanche a indiqué vendredi que les tarifs douaniers sur les produits du Canada, du Mexique et de la Chine allaient être appliqués samedi, mais ils ne s’étaient pas encore matérialisés lorsque Doug Ford était en point de presse. 

Donald Trump cible le secteur automobile de l’Ontario avec les tarifs douaniers, affirmant qu’il n’a pas besoin ou ne veut pas de voitures fabriquées au Canada. 

La cheffe du NPD, Marit Stiles, a soutenu que M. Ford n'aurait pas dû déclencher d'élections anticipées.

«Un premier ministre ne quitte pas son poste lorsque nous sommes plongés dans une crise comme celle-ci», a déclaré Mme Stiles lors d'un arrêt de campagne à Toronto.

«Il a donc décidé de quitter son poste. Je me présente au poste de première ministre de cette province et je vais me battre pour chaque emploi, chaque personne dans chaque secteur de cette province», a-t-elle ajouté.

La cheffe du Parti libéral, Bonnie Crombie, est aussi dans la Ville-Reine, a rappelé à M. Trump que ses efforts pour empêcher l'imposition de tarifs semblent avoir été vains. Elle devrait parler de ses promesses en matière de soins de santé.

Pendant ce temps, le chef du Parti vert, Mike Schreiner, fera du porte-à-porte à Kitchener, en Ontario, et soutiendra la campagne de réélection de son chef adjoint.

-- Avec des informations de Maan Alhmidi à Brampton, en Ontario

Liam Casey

Liam Casey

Journaliste