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Explosion mortelle à Saint-Roch-de-L'Achigan: des travaux de soudure en cause

D’après les conclusions de l’enquête de la CNESST, des travaux de soudage sur une remorque-citerne contenant des vapeurs d’essence à l’intérieur d’un bâtiment de l’entreprise lanaudoise Propane Lafortune.

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Explosion mortelle à Saint-Roch-de-L'Achigan: des travaux de soudure en cause MTLNI-STROCH

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a dévoilé mardi les causes de l’explosion et de l’incendie survenus chez un fournisseur de propane qui ont coûté la vie à trois travailleurs à Saint-Roch-de-L’Achigan, en janvier 2023.

D’après les conclusions de l’enquête de la CNESST, des travaux de soudage sur une remorque-citerne contenant des vapeurs d’essence à l’intérieur d’un bâtiment de l’entreprise lanaudoise Gaston R. Lafortune. Ces travaux ont mené à l’allumage des vapeurs d’essence à l’intérieur d’un compartiment de la citerne. Ont suivi l’explosion et l’incendie mortels.

Le bâtiment a été complètement détruit, et les vies de Céline Pilon (65 ans), France Desrosiers (65 ans) et de Christophe Paradis (26 ans), fauchées. Mmes Pilon et Desrosiers étaient des employées de bureau de Propane Lafortune., et se trouvaient dans une pièce contiguë au garage où se déroulaient les travaux de M. Paradis, travailleur de Soudure A.C.

Les entreprises Gaston R. Lafortune inc. et Soudure A.C. sont montrées du doigt dans l'affaire. L'enquête du service juridique de la CNESST se poursuit pour savoir s'il y a matière à décerner des sanctions pénales. D'éventuelles amendes pourraient s'élever jusqu'à 378 000 $.

«Nous avons pris connaissance du rapport de la CNESST, avec qui nous avons collaboré en tout temps depuis l’accident de janvier dernier», a commenté l'entreprise Gaston R. Lafortune auprès de Noovo Info par l'entremise d'une relations publiques. La compagnie dit en être à finaliser des procédures de travail sécuritaires «qui seront imposées pour toute intervention sur nos citernes».

«Nous réitérons nos plus sincères condoléances aux familles et aux proches des défunts.»
- Déclaration de l'entreprise Gaston R. Lafortune

Selon la CNESST, pour éviter ce type d’accident, il aurait fallu – entre autres recommandations – réaliser le soudage à plus de 11 mètres des matières combustibles et inflammables, et interdire le stationnement d’un véhicule-citerne à l’intérieur.

Dans le cadre de son enquête, la CNESST a interdit tout travail à chaud «tout travail à chaud sur ou à proximité d’une citerne qui contient ou qui a déjà contenu des produits combustibles ou inflammables», et interdit à Soudure A.C. «interdit à Soudure A.C. d’effectuer des travaux de soudage sur et à proximité d’une citerne ayant contenu des hydrocarbures ainsi que dans une fosse de réparation».

La CNESST a également imposé à Soudure A.C. l’élaboration d’une méthode de travail sécuritaire.

«Par la loi, l’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses travailleurs et travailleuses», est-il écrit dans un communiqué relayé par la CNESST. «Il a également l’obligation de s’assurer que l’organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour l’accomplir sont sécuritaires.»

Après l’explosion du 12 janvier dernier, il aura fallu de longs jours avant de retrouver les victimes dans les décombres et les identifier. La scène de l’explosion était très complexe à analyser.

Une cinquantaine de pompiers avaient été dépêchés sur place. Les pompiers locaux ont été assistés par des pompiers de Repentigny, Rawdon, Sainte-Julienne et Saint-Lin-Laurentides.

Voyez tous les détails avec Véronique Dubé dans la vidéo.