Le cabinet d’avocats Lambert Avocats a déposé lundi des demandes d'autorisation d’actions collectives distinctes visant les fabricants automobiles Volkswagen et Nissan au Canada.
La demande dirigée contre Volkswagen Group Canada Inc. vise à obtenir le paiement pour la réparation des dommages subis aux véhicules des membres en raison d’un défaut affectant le pare-brise des véhicules ID.4, ainsi que des dommages-intérêts et des dommages punitifs.
Le cabinet note qu'un phénomène de fissure prématurée a été constaté sur ce genre de véhicules dans les dernières années et que Volkswagen refuse de réparer ces bris.
La garantie conventionnelle limitée pour les véhicules ID.4 neufs de Volkswagen Group Canada est de quatre ans ou de 80 000 kilomètres. Or, Lambert Avocats note qu'au Québec, «les propriétaires de véhicules neufs conservent leurs voitures en moyenne plus de huit ans, dont environ le tiers de ceux-ci entre 11 et 15 ans».
Pour illustrer sa requête, le cabinet mentionne l'histoire de l'un de ses clients, dont le pare-brise s'est fissuré alors que son véhicule était stationné que la fonction de pare-brise chauffant était allumée. Il se rend alors rapidement chez son concessionnaire et constate que la fissure s'agrandit au moment où il stationne son automobile dans le garage chauffé de l'établissement. Lors de l'examen du véhicule, le concessionnaire affirme néanmoins qu'il s'agit d'un bris causé par un impact sur la route et refuse donc de réparer gratuitement le pare-brise.
«Notre client estime qu’il est déraisonnable que le pare-brise de son véhicule présente une aussi grande dégradation après 10 mois d’utilisation et 16 500 kilomètres d’utilisation, et ce, alors qu’il a toujours bien entretenu son véhicule et conduit prudemment depuis son achat», note Lambert Avocats.
Toutes les personnes ayant acheté ou loué à long terme un véhicule automobile de marque Volkswagen ID 4 peuvent participer à l'action collective.
Pour participer, il suffit de remplir ce formulaire.
Nissan visé par une autre démarche
Le cabinet Lambert Avocats a aussi déposé une demande d'autorisation d’action collective, pour un problème distinct, contre Nissan Canada Inc. pour des problèmes d’écaillement de la peinture constatés sur certains véhicules blancs.
Une membre a en effet constaté un écaillement important de la peinture de son véhicule, qu’elle a loué, puis acheté, sur une période de six ans et ce, malgré une utilisation raisonnable, un entretien soigné et une conduite prudente. Son concessionnaire a refusé toute réparation gratuite, invoquant l’expiration de la garantie.
«Notre cliente n’aurait pas acheté ce véhicule, ou payé un tel prix, si elle avait été avisée de ce problème affectant directement la qualité et la fiabilité du bien», déplore le cabinet.
D’après Lambert Avocats, des centaines, voire des milliers, de consommateurs pourraient être affectés par cette situation et le cabinet accuse Nissan d’un manque de transparence.
«Les véhicules distribués par la défenderesse présentent un vice grave, soit un écaillement prématuré de la peinture affectant directement leur apparence, leur durabilité et leur valeur marchande. Les acheteurs s’attendent à ce que la carrosserie de leur véhicule soit protégée par une peinture durable, correctement appliquée et apte à prévenir l’usure et la corrosion dans des conditions normales d’utilisation pour une durée raisonnable», insiste-t-on.
La demande d’action collective concerne toutes les personnes ayant acheté ou loué à long terme un véhicule automobile de marque Nissan de couleur blanche. Pour participer, il suffit de remplir ce formulaire.

