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Jakub Dobeš et l’hypnose sportive: une technique méconnue pour mieux performer?

Le gardien de but des Canadiens fait partie des nombreux athlètes qui utilisent des techniques d’hypnose.

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L’hypnose sportive pour améliorer ses performances?

Frapper une balle de golf, courir des marathons ou arrêter des rondelles; l’hypnose est peut-être la solution pour améliorer vos performances sportives. Encore peu connus du grand public, des dizaines d’hypnothérapeutes pratiquent pourtant au Québec.

«À chaque arrêt, tu entendras le mot pouvoir et tu te sentiras tel le puissant mur que tu es.» Voici comment finissent les séances de Jakub Dobeš avec son préparateur mental.

Pete Fry possède une entreprise bâtie autour de l’état d’esprit des gardiens de but au hockey. Avant les parties importantes des séries, il échange et prépare le gardien numéro un des Canadiens de Montréal qui a connu une saison mémorable, selon plusieurs.

«Je ne réfère pas juste à de l’hypnose dans ce que je fais, mais c’est sûr que j’en utilise», affirme l’entraîneur, installé à Vancouver. Celui qui travaille avec des «tonnes de gardiens» explique qu’il aide entre autres la concentration et le stress.

«On crée des films héroïques dans leurs têtes pour qu’ils soient dans les meilleures conditions possibles durant le match.»

—  Pete Fry, entraîneur mental pour gardiens de but

Toutefois, ce ne sont pas tous les sportifs qui sont réceptifs aux techniques d’hypnose.

Plusieurs sont craintifs et règle générale. «Les gens ont peur du mot hypnose», estime Pete Fry. «Dobeš est impressionnant, lui il absorbe tout», détaille-t-il.

Briser les idées reçues

La société d’hypnose du Québec existe depuis les années 1980. Malgré plusieurs siècles d’existence, cette technique est pourtant encore associée à Mesmer et à la magie.

«C’est encore peu connu au Québec, mais ça peut être utilisé en médecine pour aider les anesthésies», souligne l’hypnothérapeute, Nuria Pérez de León.

De son bureau de Saint-Lambert, elle accueille depuis 2020 une panoplie de clients, dont des sportifs. «C’est parfois un blocage mental, ils sont convaincus qu’ils ne sont plus capables de frapper une balle de golf», illustre-t-elle.

Sa pratique reste «catégorisée comme de la naturopathie». Au Québec, les hypnothérapeutes n’ont pas les qualifications nécessaires pour aider une personne en détresse psychologique ou dépressive.

Bien que certaines certifications existent, «n’importe qui pourrait prendre des formations et offrir de l’hypnothérapie», rappelle-t-elle.

hypnothérapeute Nuria Pérez de León fais de l'hypnothérapie depuis 2020 à Saint-Lambert. (Noovo Info)

«Il faut quand même bien aller et vouloir pour que l’hypnose fonctionne. Je ne peux pas creuser dans le passé et les traumatismes», explique Nuria Pérez de León.

Entre méditation et visualisation

Lors d’une séance d’hypnothérapie, la personne reste consciente et ne perd pas le contrôle. «Je ne peux pas faire faire des choses qu’une personne ne veut pas faire», rassure-t-elle.

La réceptivité peut dépendre de «l’imagination», mais la «très grande majorité» des personnes peut être hypnotisée, selon l’hypnothérapeute.

Dans le cas de sportifs, Nuria Pérez de León commence en les amenant vers une sorte de méditation: «Je vous invite à fermer les yeux et sentir votre respiration…»

Par la suite, elle peut demander à ses clients d’imaginer des moments positifs liés à leur sport. Cette visualisation positive est ensuite associée à un mouvement ou une parole pouvant être utilisés une fois hors du bureau.

«Généralement je vais trouver un objectif précis recherché par la personne», soutient-elle. Évidemment une séance n’est pas magique et plusieurs rendez-vous sont recommandés par les hypnothérapeutes.

La pratique reste couteuse, avec des séances qui montent généralement à une centaine de dollars.

À voir dans la vidéo.