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Quelle est la dépense ménagère la plus importante des Canadiens?

Une firme a récemment demandé la question.

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grocery store L'intérieur d'une épicerie de Lower Sackville, en Nouvelle-Écosse (CTVNews/Paul Hollingsworth)

Alors que la crise du pouvoir d’achat et l’inflation générale continuent de toucher les Canadiens partout au pays, un nouveau sondage national mené par Narrative Research révèle que 76 % des répondants ont déclaré que le coût des aliments et des épicerie avait le plus grand impact sur les finances de leur ménage.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

47 % ont indiqué que l’essence constituait également une pression financière importante, suivie par l’hypothèque et le loyer, à 33 %.

L’électricité, l’entretien et les réparations domestiques, ainsi que le chauffage résidentiel, sont également sources d’une grande anxiété financière chez les Canadiens.

«L’ampleur de l’impact du coût de la vie sur ces pressions quotidiennes liées à l’épicerie et à l’essence est vraiment assez surprenante», a déclaré Margaret Chapman, directrice de l’exploitation de Narrative Research.

Stephen Hills, âgé de 66 ans, est à la retraite. Il vit de sa pension militaire et n’en revient pas du montant qu’il doit débourser pour ses achats alimentaires à l’épicerie.

«Ça devient incontrôlable, surtout pour les aînés qui ont un revenu fixe», a expliqué M. Hills.

Inflation alimentaire: la facture à l’épicerie explose en 2025 Alors que l’année 2025 tire à sa fin, de nombreux consommateurs constatent une réalité difficile en faisant leurs courses: le prix des aliments continue d’augmenter, mettant à rude épreuve le budget des ménages. Fruits, légumes et viandes figurent parmi les produits qui ont le plus contribué à cette flambée des prix.

La situation financière est également difficile pour Hannah Giffin, qui a deux jeunes enfants. Remplir son panier d’épicerie pour nourrir sa famille n’est jamais une mince affaire.

«Chaque fois que je vais au magasin, les prix semblent avoir augmenté», a dit Mme Giffin.

Mais du côté positif, le prix de certains produits alimentaires a baissé au Canada au cours du dernier mois. Cependant, le porc, le saumon et les pommes restent chers et leur prix a augmenté.

«Le taux d’inflation des denrées alimentaires s’établit à 3,9 % et est le plus élevé parmi les pays du G7», a affirmé Sylvain Charlebois, professeur à l’Université Dalhousie et chercheur en alimentation.

«Mais la situation évolue lentement et le rythme ralentit; nous observons actuellement moins de points de tension.»

—  Sylvain Charlebois, professeur à l’Université Dalhousie et chercheur en alimentation

Mme Giffin a constaté que les problèmes d’accessibilité financière obligent certains jeunes à prendre des décisions difficiles concernant leur mode de vie.

«Beaucoup de gens doivent faire des choix», a-t-elle dit. «Ils aimeraient avoir des enfants, mais ils n’en auront pas parce qu’ils n’ont pas acheté de maison et n’ont pas remboursé leur prêt étudiant.»

Selon Mme Chapman, les pressions financières poussent généralement les Canadiens à ressentir un désespoir écrasant.

«Les gens ressentent cette lassitude persistante face à la hausse du coût de la vie», a indiqué Mme Chapman, qui a ajouté qu’à mesure que ces hausses se poursuivent, de nombreux Canadiens ne s’attendent à aucun soulagement financier et craignent que les prix élevés généralisés ne soient là pour durer.