Avez-vous droit à l’allocation-logement? Si oui, il ne faut pas oublier de transmettre votre demande pour la période débutant le 1er octobre prochain, rappelle Revenu Québec.
Le programme Allocation-logement vise à aider les personnes seules, les couples et les familles à faible revenu qui utilisent une part trop importante de leur budget pour se loger.
Il est possible de bénéficier du programme si vous êtes locataire, chambreur ou même propriétaire. Selon Revenu Québec, le programme Allocation-logement offre une aide financière pouvant atteindre 170 $ par mois.
Idéalement, vous devez soumettre votre demande avant le 30 septembre prochain. Revenu Québec indique sur la page officielle du programme qu’il est néanmoins possible de faire une demande en cours de période.
Si vous recevez déjà l’aide, vous devez refaire ou valider votre dossier chaque année.
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Le financement de cette mesure est partagé entre la Société d’habitation du Québec (SHQ) et la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), alors que l’administration du fonds a été confiée à Revenu Québec.
Êtes-vous admissible?
Les candidats doivent répondre à plusieurs critères de sélection afin d’obtenir l’aide financière, dont celui d’utiliser au moins 30 % de leur revenu familial pour se loger.
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Les autres conditions requises — dont le seuil de revenu maximal — varient selon que vous soyez une personne seule âgée de 50 ans et plus, un couple sans enfant dont l’une des deux personnes a au moins 50 ans, un couple avec au moins un enfant à charge ou une famille monoparentale.
Pour éviter toute incertitude, vous pouvez remplir le questionnaire d’admissibilité de Revenu Québec qui vous permettra d’établir facilement si vous êtes admissible ou non à l’allocation-logement.
170$ par mois, est-ce que ça aide vraiment?
Interrogée sur les bénéfices de l’allocation-logement par Noovo Info, Catherine Lussier, coordonnatrice au FRAPRU, estime que si l’aide peut permettre à certains locataires de souffler un peu, elle est loin de répondre aux besoins provoquer par l’actuel état du marché locatif au Québec.
Mme Lussier estime que la mesure d’aide gouvernementale est un peu discriminatoire. «Pour les personnes seules, le tout s’adresse qu’aux personnes de plus de 50 ans. On y voit un grand frein, surtout en regard des revenus des ménages de personne seule qui sont dans les revenus les plus faibles. Ça pénalise une bonne partie de la population.»
Catherine Lussier croit également que le revenu maximum exigé pour être admissible à l’allocation-logement est très bas et déplore que plusieurs locataires n’aient pas accès au montant maximum offert par la mesure, c’est-à-dire 170$ par mois.
«Ce qu’on constate souvent aussi, c’est que le montant vient combler les hausses de loyer, donc on dirait qu’on finance quasiment l’augmentation des loyers. Cet argent-là va plus souvent dans les poches des propriétaires.»
Mme Lussier estime que le gouvernement aura tout intérêt à miser sur le logement social plutôt que sur l’aide à la personne.
