Jour de paye 💲

4 éléments-clés à savoir sur le CELI

Voici les meilleures façons de maximiser ce compte d’épargne.

Publié le 

Noovo Info (Noovo Info)

Vous n’avez pas encore ouvert un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) ou vous ne savez pas comment l’utiliser? Vous n’êtes pas seuls alors que 58 % des jeunes du Québec ne savent pas en profiter.

C’est ce que révèle un sondage réalisé en octobre par la Banque TD Canada Trust. «La génération Z et les milléniaux principalement vont utiliser le compte CELI, mais plutôt comme un compte d’épargne quotidien et non pour faire des investissements qui sont plus à moyen ou à long terme», explique Roxane Beaupré, directrice de succursale à la Banque TD Canada Trust.

Voici les meilleures façons de maximiser ce compte d’épargne.

À quoi sert un CELI?

Aux yeux de Mme Beaupré, il faut premièrement savoir à quoi sert ce type de compte.

Comme son nom l’indique, le CELI permet de faire fructifier de l’argent sans avoir à payer d’impôts sur les profits générés. Vous n’avez donc pas à craindre une facture fiscale salée au moment de retirer des fonds de ce type de compte, contrairement à un REER, par exemple.

Il y a toutefois quelques restrictions à respecter, notamment un droit de cotisation maximal. En 2026, vous pourrez y déposer un total de 7000$. Ces droits sont toutefois rétroactifs à l’année où une personne admissible atteint la majorité ou à 2009, date de la création des CELI.

Pour les personnes qui ont eu 18 ans avant 2009 et qui n’ont jamais cotisé à un CELI, ces droits de cotisation s’élèvent donc à 102 000$ en 2025. Si vous n’avez jamais cotisé dans votre CELI depuis vos 18 ans, vous pourrez utiliser tous vos droits de cotisation dans la même année.

Les milléniaux, nés entre 1980 et 1996, composent la première génération à pouvoir investir aussi longtemps dans leur CELI.

La date limite pour cotiser au CELI est le 31 décembre chaque année. Si vous avez eu 18 ans en 2009, votre droit de cotisation cumulatif s’élève à 102 000$.

Comment l’utiliser?

Épargne quotidienne, projet à long terme ou un peu des deux? La réponse variera évidemment entre chaque individu, note Mme Beaupré.

«C’est un véhicule de placement à l’intérieur duquel on peut aller chercher des liquidités, on peut aller chercher des placements garantis, des fonds communs de placement et des titres d’action», explique-t-elle.

C’est donc un portefeuille qui peut être diversifié, à condition que le tout corresponde à son profil d’investisseur.

Bien choisir son compte

Afin de maximiser les avantages fiscaux de son CELI, il ne faut donc pas oublier de l’investir quelque part.

«Il ne faut pas oublier non plus l’intérêt composé. Plus tôt on le place, un jour on va faire de l’intérêt sur l’intérêt», note Mme Beaupré.

L’intérêt composé, c’est l’argent qui s’accumule sur vos économies au fil des ans. Chaque mois, l’argent que vous déposez dans un compte épargne – le capital – accumule des intérêts. Ce montant s’ajoute au capital, puis, le mois suivant, les intérêts sont calculés sur le nouveau total, qui comprend à la fois le capital et les intérêts précédemment accumulés. Le montant du capital peut être, par exemple, un prêt ou un dépôt. Il sera ainsi possible de récolter des intérêts sur les intérêts.

Cotiser dans son REER ou dans son CELI?

Plusieurs régimes permettant d’avoir accès à des avantages fiscaux s’offrent aux Canadiens, mais il peut devenir difficile de savoir où mettre son argent. Entre le Régime enregistré d’épargne-retraite (REER) et le CELI, quoi choisir?

Le REER est un compte axé davantage sur le long terme, soit pour la retraite. «Les cotisations qu’on va mettre à l’intérieur vont être déductibles d’impôt. Par contre, on va venir retirer les fonds à la retraite à ce moment-là, les cotisations qu’on va avoir fait, tout le gain, vont être imposable lors des retraits», poursuit Mme Beaupré.

Cette dernière explique qu’il s’agit d’un bon moyen pour «reporter son impôt pour le futur». «Le CELI, lui, est moins nécessairement approprié à la retraite, mais ça peut quand même servir pour la retraite, dépendamment des besoins de chacun», ajoute-t-elle.

Les montants cotisés dans le CELI pourraient par exemple être utilisés pour l’achat d’une première voiture, d’une maison ou d’un projet à moyen terme. «Si on est plus jeune par exemple, on peut viser vraiment d’économiser dans les deux, mais pas pour les mêmes choses. Chaque compte va avoir sa raison vraiment différente», indique l’experte.

Quelle part de mon salaire dois-je épargner?

Si vous désirez économiser pour un projet, il est primordial de savoir où votre argent est dépensé mensuellement. Ce n’est pas un secret: élaborer un budget permet d’équilibrer votre revenu avec vos économies et vos dépenses. Mais il n’est pas toujours évident de savoir par où commencer. Mode d’emploi.

Faire un budget vous permettra notamment d’établir si certains postes de dépenses peuvent être réduits et pour savoir quel montant peut être alloué pour investir, rappelle de son côté notre collaboratrice Gabrielle Gauthier-Veillette, conseillère en sécurité financière et présidente du cabinet d’assurances de personnes Adultes «Responsables» inc.

On peut voir le budget comme une photo globale de vos finances actuelles, explique-t-elle. Ce dernier n’a d’ailleurs pas besoin d’être très détaillé.

Établir ses dépenses

La première étape est d’inscrire toutes les dépenses effectuées durant un mois et de les soustraire de notre revenu mensuel net, qui est le montant qui reste du revenu d’une personne ou d’une entreprise après les déductions

Selon l’Association coopérative d’économie familiale des Basses-Laurentides, les dépenses peuvent être séparées en trois catégories. La première catégorie sera constituée des dépenses fixes comme le loyer, l’électricité ou les dettes. Les dépenses courantes, comme l’essence et l’épicerie, pourront ensuite être regroupées ensemble. Les dépenses occasionnelles, par exemple des vacances ou des réparations, peuvent être inscrites dans la dernière catégorie.

Plusieurs outils en ligne permettent de regrouper toutes vos dépenses. L’Autorité des marchés financiers propose notamment des grilles pour y voir plus clair. Le gouvernement du Canada offre également un planificateur budgétaire qui permet de rassembler efficacement toutes ces données.

«Le plus long c’est de le faire la première fois et de tout inscrire. Après ça, à chaque mois, à chaque fois qu’un changement majeur dans ta vie, tu peux repasser à travers ces données-là et de venir effectuer les corrections nécessaires», note Mme Gauthier-Veillette.

Dépenses essentielles, loisirs et épargnes

La distribution d’un budget équilibré devrait respecter la règle du 50-30-20. La majeure partie des dépenses, soit 50% de votre argent mensuel, devrait être allouée aux dépenses essentielles. Environ 30% du budget devrait ensuite être réservé aux loisirs et 20% dans les économies.

Le loyer et toutes les dépenses qui touchent au logement ne devraient d’ailleurs pas dépasser 35% du revenu brut de votre ménage, conseille de son côté le gouvernement du Canada.

«Une fois que ton budget est fait, que tu as fait les corrections nécessaires. Tu sais combien d’argent il te reste pour pouvoir bâtir les meilleures stratégies financières pour toi», ajoute Gabrielle Gauthier-Veillette.