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Viktor Orbán ne siégera pas au Parlement hongrois après sa défaite écrasante

Depuis les élections, le rôle futur du M. Orban dans la vie politique hongroise et la question de savoir s’il conservera un poste au sein du Parlement étaient incertains.

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Le premier ministre hongrois Viktor Orbán s'adresse à ses partisans après avoir pris connaissance des résultats des élections législatives à Budapest, en Hongrie, le dimanche 12 avril 2026. Photo AP/Petr David Josek Le premier ministre hongrois Viktor Orbán s'adresse à ses partisans après avoir pris connaissance des résultats des élections législatives à Budapest, en Hongrie, le dimanche 12 avril 2026. (Petr David Josek/AP)

Le premier ministre hongrois sortant, Viktor Orbán, ne siégera pas au Parlement après sa défaite électorale écrasante de ce mois-ci.

Il se consacrera plutôt à la reconstruction de son mouvement politique nationaliste et populiste, a-t-il annoncé samedi dans une vidéo publiée sur les médias sociaux.

Les élections du 12 avril en Hongrie ont mis fin aux 16 années au pouvoir de M. Orbán, les électeurs ayant massivement voté pour un candidat de centre droit qui avait promis de lutter contre la corruption endémique et de restaurer les institutions démocratiques hongroises qui avaient été érodées sous M. Orbán.

Le parti Tisza dirigé par le futur premier ministre hongrois, Péter Magyar, a remporté une majorité des deux tiers au Parlement, ce qui lui permettra d’annuler bon nombre des politiques de Viktor Orbán.

Depuis les élections, le rôle futur du M. Orban dans la vie politique hongroise et la question de savoir s’il conservera un poste au sein du Parlement étaient incertains.

Mais dans une vidéo publiée sur Facebook, M. Orbán a indiqué que le groupe parlementaire de son parti serait «radicalement transformé» à la suite de la défaite électorale, et qu’il ne siégerait pas au Parlement.

«Ma tâche en ce moment ne se situe pas au Parlement», a expliqué M. Orbán, mais dans la «réorganisation» de son camp politique, qu’il qualifie de «camp national».

«J’ai dirigé notre collectivité pendant près de quatre décennies, a souligné Viktor Orbán. Ce camp a toujours été la communauté politique la plus unie et la plus cohésive de Hongrie.»

M. Magyar s’est engagé à restaurer les institutions démocratiques et l’État de droit, qui se sont érodés sous le régime de M. Orbán, et à demander des comptes à ceux qu’il accuse d’avoir supervisé et tiré profit d’une corruption officielle généralisée.

Lorsque le nouveau parlement se constituera le 9 mai, ce sera la première fois depuis la transition de la Hongrie du socialisme d’État en 1990 que M. Orbán n’occupera pas de siège parmi les législateurs.

Dans sa déclaration, Viktor Orbán a laissé entendre qu’il resterait président de son parti, le Fidesz, après le congrès du parti prévu en juin pour élire son dirigeant.

Le parti de M. Magyar a remporté 141 sièges sur 199 au Parlement, soit la plus large majorité de l’histoire postcommuniste de la Hongrie. Le parti d’extrême droite et eurosceptique Fidesz de M. Orbán contrôlera 52 sièges, contre 135 avant les élections.