Santé

Le Canada suit de près les informations faisant état d'un cas de peste en Russie

La ministre de la Santé, Marjorie Michel, a précisé qu’il n’y a aucun risque pour le Canada, mais que son gouvernement collabore avec l’OMS et d’autres pays pour suivre de près l’évolution de la situation.

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Marjorie Michel La ministre de la Santé, Marjorie Michel, participe à une conférence de presse à Ottawa, le lundi 15 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Adrian Wyld (Adrian Wyld)

La ministre fédérale de la Santé, Marjorie Michel, a déclaré que le Canada suivait de très près les informations faisant état du décès d’une femme qui travaillait dans un institut de recherche sur la peste en Sibérie.

Les autorités russes précisent que cette femme a contracté une pneumonie d’origine inconnue. Ils affirment également qu’il n’existe aucune preuve que la maladie a été causée par l’un des agents pathogènes avec lesquels elle travaillait à l’Institut de recherche anti-peste d’Irkoutsk, en Sibérie et en Extrême-Orient.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette forme particulière de peste est toujours mortelle si elle n’est pas traitée, mais les antibiotiques sont efficaces contre la bactérie responsable de la peste si le traitement est administré à un stade précoce.

La peste pneumonique peut se transmettre d’une personne à une autre par des particules respiratoires ou par contact avec des fluides corporels infectieux ou des objets contaminés. Elle peut être mortelle dans les 24 heures suivant l’apparition des premiers symptômes si elle n’est pas traitée.

Selon la télévision d’État russe, la femme est décédée la semaine dernière dans un hôpital situé aux abords d’Irkoutsk.

Les autorités locales ont placé l’hôpital de Shelekhov en quarantaine et surveillent les personnes qui ont été en contact avec cette femme.

La ministre Michel a déclaré qu’il n’y avait aucun risque pour le Canada et que le gouvernement fédéral collaborait avec l’OMS et d’autres pays pour suivre de près l’évolution de la situation.

Lorsqu’on lui a demandé si elle s’inquiétait du manque de transparence et de franchise des autorités russes concernant cette situation, Mme Michel a répondu que les États-Unis étaient en contact étroit avec les autorités russes «et que nous sommes nous-mêmes en contact étroit avec les États-Unis».

«Je pense donc que, dans ce cas précis, nous travaillerons ensemble dans l’intérêt du monde entier», a-t-elle déclaré.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré lundi que les États-Unis suivaient la situation de près.

Avec des informations de l’Associated Press

Sarah Ritchie

Sarah Ritchie

Journaliste