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Des dirigeants européens discutent de la situation en Ukraine

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Sur cette photo fournie par le service de presse de la 65e brigade mécanisée ukrainienne, des recrues participent à des exercices sur un terrain d'entraînement dans la région de Zaporijia, en Ukraine, le lundi 29 décembre 2025. (Andriy Andriyenko/65e... Sur cette photo fournie par le service de presse de la 65e brigade mécanisée ukrainienne, des recrues participent à des exercices sur un terrain d'entraînement dans la région de Zaporijia, en Ukraine, le lundi 29 décembre 2025. 65e brigade mécanisée ukrainienne via l'AP (Andriy Andriyenko)

Des dirigeants européens se rencontrent virtuellement mardi pour discuter des efforts de paix menés par les États-Unis afin de mettre fin à la guerre qui oppose depuis près de quatre ans la Russie et l’Ukraine.

Ces réunions se tiennent dans un contexte de tensions accrues entre Moscou et Kyiv dans la foulée des accusations russes, démenties par l’Ukraine, d’une attaque de drones contre une résidence lacustre utilisée par le président Vladimir Poutine.

Selon le porte-parole du gouvernement polonais, Adam Szłapka, les dirigeants qui ont participé aux pourparlers à Berlin au début du mois devaient s’entretenir virtuellement mardi, mais la liste des participants n’était pas connue dans l’immédiat.

Il s’agit de la première réunion des dirigeants européens depuis que le président américain, Donald Trump, a accueilli dimanche son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, en Floride.

M. Trump a insisté sur le fait que l’Ukraine et la Russie étaient «plus proches que jamais» d’un accord de paix, tout en reconnaissant que des obstacles importants empêchaient toujours la conclusion d’un accord.

Parallèlement, les responsables russes et ukrainiens ont échangé des accusations acerbes au sujet des allégations de Moscou selon lesquelles l’Ukraine aurait tenté d’attaquer une résidence du dirigeant russe avec 91 drones à longue portée.

Ces accusations et contre-accusations menaçaient de faire dérailler les efforts de paix. «Je n’aime pas ça. Ce n’est pas bon», a mentionné M. Trump lundi après que M. Poutine lui a fait part au téléphone de cette attaque alléguée.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a fait remarquer mardi que la Russie «n’a toujours pas fourni de preuves plausibles» pour appuyer ses allégations.

Selon lui, Moscou ne le fera pas, car «aucune attaque de ce type n’a eu lieu».

«La Russie a un long historique de fausses allégations», a-t-il écrit sur X, faisant référence aux dénégations du Kremlin quant à son intention d’attaquer l’Ukraine avant son invasion totale de son voisin, le 24 février 2022.

Lundi, M. Zelensky a également qualifié cette allégation de «nouveau mensonge» de Moscou visant à saboter les efforts de paix.

Preuves?

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a rétorqué mardi que l’attaque ukrainienne alléguée «visait à contrecarrer les efforts du président Trump pour promouvoir une résolution pacifique» de la guerre.

Tout au long de la guerre, la Russie et l’Ukraine se sont mutuellement accusées d’attaques qui ne peuvent être vérifiées de manière indépendante en raison des combats.

M. Peskov n’a pas précisé si Moscou présenterait des preuves matérielles de l’attaque, telles que des débris de drone, affirmant qu’une telle démarche relevait de l’armée russe.

«Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de présenter des preuves», a-t-il déclaré.

La région rurale de Novgorod abrite l’une des résidences officielles de la présidence russe, Dolgie Borody, près de la ville de Valdai, à environ 400 kilomètres au nord-ouest de Moscou.

Depuis l’ère soviétique, cette région sert de lieu de villégiature aux hauts fonctionnaires du gouvernement.

L’Institute for the Study of War, un groupe de réflexion de Washington, a souligné que «le Kremlin a cherché à retarder et à prolonger les négociations de paix afin de poursuivre sa guerre sans être dérangé, d’empêcher les États-Unis d’imposer des mesures visant à faire pression sur la Russie pour qu’elle engage des négociations sérieuses, et même d’obtenir des concessions sur les relations bilatérales entre les États-Unis et la Russie».

Illia Novikov et Katie Marie Davies, The Associated Press