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La ministre Anita Anand réaffirme le soutien du Canada à la souveraineté de l’Ukraine

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La ministre des Affaires étrangères Anita Anand prononce une allocution avec le ministre des Affaires étrangères de l'Ukraine Andriy Sybiha lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Niagara-on-the-Lake, le mercredi 12 novembre ... La ministre des Affaires étrangères Anita Anand prononce une allocution avec le ministre des Affaires étrangères de l'Ukraine Andriy Sybiha lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Niagara-on-the-Lake, le mercredi 12 novembre 2025. (Nick Iwanyshyn/La Presse canadienne)

La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a déclaré avoir fait savoir lundi à son homologue ukrainien que le Canada estime qu’il n’y a que l’Ukraine qui peut prendre les décisions concernant sa propre souveraineté.

La conversation entre Mme Anand et Andriy Sybiha, ministre ukrainien des Affaires étrangères, fait suite à l’engagement récent du Canada d’accorder une aide économique supplémentaire de 2,5 milliards $ à ce pays qui lutte contre l’invasion russe.

Mme Anand a confirmé dans un message publié sur les réseaux sociaux qu’elle et M. Sybiha resteraient en contact.

L’Ukraine tente de repousser la Russie depuis 2014, lorsque Moscou a illégalement annexé la Crimée et que des séparatistes soutenus par la Russie ont pris les armes dans le Donbass — une région industrielle importante de l’est de l’Ukraine. La Russie a lancé une invasion à grande échelle de l’Ukraine en février 2022.

Dans son propre message, M. Sybiha a affirmé avoir informé Mme Anand des développements vers un accord de paix avec Moscou, d’une réunion de haut niveau avec les États-Unis en Floride ce week-end et des conséquences de la dernière attaque russe.

M. Sybiha a déclaré que lui et Mme Anand avaient discuté de futures garanties de sécurité pour l’Ukraine et des moyens de renforcer la coopération dans le cadre des efforts de paix.

«J’ai exprimé ma gratitude pour le fait que l’Ukraine reste une priorité dans l’agenda du G7 pendant la présidence canadienne en 2025.»

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rencontré le premier ministre Mark Carney samedi à l’aéroport d’Halifax avant de se rendre en Floride pour les dernières discussions sur un éventuel accord de paix.

M. Trump a accueilli M. Zelensky dans son complexe de Mar-a-Lago dimanche et a insisté sur le fait que l’Ukraine et la Russie sont «plus proches que jamais» d’un accord de paix.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré publiquement qu’il souhaitait que les quatre régions clés qui ont été capturées par ses forces, ainsi que la péninsule de Crimée, soient reconnues comme territoire russe. Il a également insisté pour que les forces de Kyiv se retirent de certaines zones de l’est de l’Ukraine qui n’ont pas été capturées par les forces de Moscou.

Kyiv a rejeté toutes ces demandes.

Après sa rencontre avec M. Zelensky, le président Trump a assuré que «la Russie souhaite voir l’Ukraine réussir».

M. Zelensky a déclaré lundi que Washington offrait à l’Ukraine des garanties de sécurité pour une période de 15 ans dans le cadre d’un projet de plan de paix.

Le dirigeant ukrainien a indiqué qu’il préférerait un engagement américain en matière de sécurité pouvant aller jusqu’à 50 ans afin de dissuader la Russie de tenter à nouveau de s’emparer par la force du territoire de son voisin.

Les négociateurs cherchent toujours à débloquer des questions clés, notamment celle de savoir quelles forces doivent se retirer de quels endroits en Ukraine et le sort de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia, occupée par la Russie.

«Sans garanties de sécurité, cette guerre ne prendra pas fin, c’est une réalité», a soutenu M. Zelensky aux journalistes dans des messages vocaux répondant à des questions envoyées via une discussion WhatsApp.

Les détails des garanties de sécurité proposées n’ont pas été rendus publics. M. Zelensky a affirmé lundi qu’elles porteraient sur la manière dont un accord de paix serait contrôlé et sur la «présence» des partenaires. Il n’a pas donné plus de détails, mais la Russie a déclaré qu’elle n’accepterait pas le déploiement de troupes des pays de l’OTAN en Ukraine.

Le président français Emmanuel Macron a indiqué que les alliés de Kyiv se réuniraient à Paris début janvier pour «finaliser les contributions concrètes de chaque pays» aux garanties de sécurité.

Wesley Wark, chercheur principal au Centre for International Governance Innovation, a affirmé qu’il y avait peu d’indications sur ce à quoi ressemblerait réellement une garantie de sécurité américaine.

«La complication réside, en réalité, dans la façon dont Donald Trump perçoit la Russie», a-t-il déclaré en entrevue.

«Je ne pense pas qu’il n’ait jamais accusé les Russes d’avoir commis une quelconque faute en envahissant l’Ukraine, et il continue d’entretenir ce que j’appelle une pensée magique à propos de la vision de Vladimir Poutine.»

À propos de l’affirmation de M. Trump selon laquelle M. Poutine souhaite la réussite de l’Ukraine, M. Wark a affirmé qu’il s’agissait de «la chose la plus ridicule et absurde» qu’il ait jamais entendue.

«Et à moins que Trump ne change d’avis sur Poutine et sur les intentions de la Russie en Ukraine, je pense que les perspectives d’un véritable accord de paix en Ukraine sont très, très minces, peu importe ce que les gens disent sur la proximité des parties»

M. Wark a déclaré qu’il appartiendra aux partenaires de l’Ukraine, y compris le Canada, de déterminer s’il existe des leviers auprès de l’administration Trump pour faire évoluer la pensée du président.

«Et par leviers, j’entends: y a-t-il des voix que Trump écouterait et qui pourraient le persuader d’adopter un point de vue différent sur ce que Vladimir Poutine est réellement en train de faire ?», a-t-il expliqué.

— Avec des informations provenant de l’Associated Press. La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a déclaré avoir fait savoir lundi à son homologue ukrainien que le Canada estime qu’il n’y a que l’Ukraine qui peut prendre les décisions concernant sa propre souveraineté.

La conversation entre Mme Anand et Andriy Sybiha, ministre ukrainien des Affaires étrangères, fait suite à l’engagement récent du Canada d’accorder une aide économique supplémentaire de 2,5 milliards $ à ce pays qui lutte contre l’invasion russe.

Mme Anand a confirmé dans un message publié sur les réseaux sociaux qu’elle et M. Sybiha resteraient en contact.

L’Ukraine tente de repousser la Russie depuis 2014, lorsque Moscou a illégalement annexé la Crimée et que des séparatistes soutenus par la Russie ont pris les armes dans le Donbass — une région industrielle importante de l’est de l’Ukraine. La Russie a lancé une invasion à grande échelle de l’Ukraine en février 2022.

Dans son propre message, M. Sybiha a affirmé avoir informé Mme Anand des développements vers un accord de paix avec Moscou, d’une réunion de haut niveau avec les États-Unis en Floride ce week-end et des conséquences de la dernière attaque russe.

M. Sybiha a déclaré que lui et Mme Anand avaient discuté de futures garanties de sécurité pour l’Ukraine et des moyens de renforcer la coopération dans le cadre des efforts de paix.

«J’ai exprimé ma gratitude pour le fait que l’Ukraine reste une priorité dans l’agenda du G7 pendant la présidence canadienne en 2025.»

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rencontré le premier ministre Mark Carney samedi à l’aéroport d’Halifax avant de se rendre en Floride pour les dernières discussions sur un éventuel accord de paix.

M. Trump a accueilli M. Zelensky dans son complexe de Mar-a-Lago dimanche et a insisté sur le fait que l’Ukraine et la Russie sont «plus proches que jamais» d’un accord de paix.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré publiquement qu’il souhaitait que les quatre régions clés qui ont été capturées par ses forces, ainsi que la péninsule de Crimée, soient reconnues comme territoire russe. Il a également insisté pour que les forces de Kyiv se retirent de certaines zones de l’est de l’Ukraine qui n’ont pas été capturées par les forces de Moscou.

Kyiv a rejeté toutes ces demandes.

Garanties de paix

Après sa rencontre avec M. Zelensky, le président Trump a assuré que «la Russie souhaite voir l’Ukraine réussir».

M. Zelensky a déclaré lundi que Washington offrait à l’Ukraine des garanties de sécurité pour une période de 15 ans dans le cadre d’un projet de plan de paix.

Le dirigeant ukrainien a indiqué qu’il préférerait un engagement américain en matière de sécurité pouvant aller jusqu’à 50 ans afin de dissuader la Russie de tenter à nouveau de s’emparer par la force du territoire de son voisin.

Les négociateurs cherchent toujours à débloquer des questions clés, notamment celle de savoir quelles forces doivent se retirer de quels endroits en Ukraine et le sort de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia, occupée par la Russie.

«Sans garanties de sécurité, cette guerre ne prendra pas fin, c’est une réalité», a soutenu M. Zelensky aux journalistes dans des messages vocaux répondant à des questions envoyées via une discussion WhatsApp.

Les détails des garanties de sécurité proposées n’ont pas été rendus publics. M. Zelensky a affirmé lundi qu’elles porteraient sur la manière dont un accord de paix serait contrôlé et sur la «présence» des partenaires. Il n’a pas donné plus de détails, mais la Russie a déclaré qu’elle n’accepterait pas le déploiement de troupes des pays de l’OTAN en Ukraine.

Le président français Emmanuel Macron a indiqué que les alliés de Kyiv se réuniraient à Paris début janvier pour «finaliser les contributions concrètes de chaque pays» aux garanties de sécurité.

Wesley Wark, chercheur principal au Centre for International Governance Innovation, a affirmé qu’il y avait peu d’indications sur ce à quoi ressemblerait réellement une garantie de sécurité américaine.

«La complication réside, en réalité, dans la façon dont Donald Trump perçoit la Russie», a-t-il déclaré en entrevue.

«Je ne pense pas qu’il n’ait jamais accusé les Russes d’avoir commis une quelconque faute en envahissant l’Ukraine, et il continue d’entretenir ce que j’appelle une pensée magique à propos de la vision de Vladimir Poutine.»

À propos de l’affirmation de M. Trump selon laquelle M. Poutine souhaite la réussite de l’Ukraine, M. Wark a affirmé qu’il s’agissait de «la chose la plus ridicule et absurde» qu’il ait jamais entendue.

«Et à moins que Trump ne change d’avis sur Poutine et sur les intentions de la Russie en Ukraine, je pense que les perspectives d’un véritable accord de paix en Ukraine sont très, très minces, peu importe ce que les gens disent sur la proximité des parties»

M. Wark a déclaré qu’il appartiendra aux partenaires de l’Ukraine, y compris le Canada, de déterminer s’il existe des leviers auprès de l’administration Trump pour faire évoluer la pensée du président.

«Et par leviers, j’entends: y a-t-il des voix que Trump écouterait et qui pourraient le persuader d’adopter un point de vue différent sur ce que Vladimir Poutine est réellement en train de faire ?», a-t-il expliqué.

— Avec des informations provenant de l’Associated Press.

Jim Bronskill

Jim Bronskill

Journaliste