La famille de Nooran Rezayi, l’adolescent de 15 ans mort sous les tirs d’agents du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) en septembre dernier, a annoncé mardi qu’elle intentait une poursuite contre la Ville de Longueuil et les agents impliqués dans le drame.
Ils reprochent aux policiers «d’avoir fait un usage déraisonnable et disproportionné de la force en ouvrant le feu extrêmement rapidement à deux reprises sur Nooran, causant ainsi son décès».
Une enquête du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) est toujours en cours afin de faire la lumière sur l’intervention policière.
Pour la juge à la retraite et collaboratrice judiciaire de Noovo Info, Nicole Gibeault, les conclusions de cette enquête pourraient avoir un impact sur la poursuite de la famille Rezayi.
«Ça va dépendre de comment la preuve est présentée et comment ça va être reçu par le tribunal qui va, en bout de ligne, rendre sa décision. Mais c’est sûr que oui, il peut y avoir un impact d’un côté comme de l’autre», a-t-elle dit en entrevue.
Elle soutient que les images divulguées par la famille – montrant une voiture de police arriver à vive allure et quelques secondes plus tard des policiers qui tirent sur le jeune ado – ne devraient pas nuire à l’enquête du BEI.
«Tout va être divulgué à un moment donné, ça va se transmettre d’un côté comme de l’autre. Il le faut, c’est ça la transparence», a-t-elle expliqué.
Mme Gibeault espère d’ailleurs qu’il y aura une «très grande transparence» dans le dossier qu’elle qualifie de tragédie.
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