Trois-Rivières et Granby prennent position face à l'abolition du PEQ
L’abolition du PEQ continue de faire couler beaucoup d'encre à travers la province. À Trois-Rivières, après que le conseil a adopté une résolution demandant au gouvernement de protéger les personnes déjà établies au Québec, le maire a invité les différents acteurs touchés à venir prendre la parole publiquement, notamment ceux du domaine de l’éducation.
L'UQTR a perdu, sur deux ans, près de 800 étudiants internationaux, passant de 3 200 à 2 400. Les inscriptions de nouveaux étudiants internationaux ont, quant à elles, chuté de près de 50 %. Selon Christian Blanchette, recteur de l'UQTR, cela met à risque les projets de recherche, mais également l'arrivée sur le territoire de main-d'œuvre spécialisée.
Du côté du Cégep de Trois-Rivières, les demandes d'admission d'étudiants internationaux sont passées de 400 à 40 pour l'année 2026-2027. Quant aux étudiants inscrits, ils étaient 420 l'année dernière, 395 cette année et ne seront plus que 320 l'année prochaine selon les projections. Les membres à la tête de ces établissements craignent que l'abolition du PEQ ait également un impact sur leurs réputations à l'international.
En Estrie, tout comme à Trois-Rivières, la ville de Granby se joint à l'Union des municipalités du Québec. Elle souhaite que les deux paliers de gouvernement assurent une clause de droits acquis pour les travailleurs étrangers. À Granby seulement, ce sont plus de 50 entreprises qui bénéficient de la main-d'œuvre en provenance de l'étranger.