En 2025, force est de constater que les différents organismes et corps de police doivent continuer de faire de la sensibilisation pour contrer la violence conjugale, alors que débutent les 12 Journées d’action contre les violences faites aux femmes.
La société a beaucoup changé depuis 1981 — année de la première édition des Journées d’action.
«En 1980, le viol conjugal était encore légal. Les femmes avaient le devoir conjugal envers leur mari. Une femme ne pouvait pas porter plainte contre son mari s’il y avait agression sexuelle parce que c’était notre devoir de femme», rappelle l’intervenante et responsable aux communications du CALACS Estrie, Kelly Laramée.
Elle note également des avancées dans le système de justice, notamment grâce aux tribunaux spécialisés et aux formations des juristes, policiers et enquêteurs. Aujourd’hui, autant que possible, la victime de violence est placée au centre du processus judiciaire.
Toutefois, il reste encore du chemin à faire. Une femme sur trois va vivre une agression sexuelle dans sa vie.
«Les statistiques, c’est toujours la pointe de l’iceberg parce qu’il y a des gens qui ne sont pas à l’aise de dénoncer», ajoute Mme Laramée.
Dans ce contexte, la Sûreté du Québec, en partenariat avec d’autres corps de police et les organismes sur le terrain, organise une opération nationale concertée de sensibilisation. Cette semaine, des agents de partout au Québec vont aller à la rencontre de la population pour discuter, remettre des dépliants et offrir de l’information.
«Les policiers sont contactés souvent après plusieurs épisodes de violence, rapporte le porte-parole à Sûreté du Québec, Louis-Philippe Ruel. Le fait de sensibiliser la population, ça peut nous permettre de rejoindre des gens qui normalement ne communiqueraient pas avec les policiers.»
Il est d’ailleurs possible d’apercevoir une projection géante du logo de SOS Violence conjugale directement sur le quartier général de la SQ de Montréal.
Des activités de sensibilisation sont prévues jusqu’au 6 décembre.
