Société

Un sursis pour une ferme de Lévis qui doit démolir la résidence de ses travailleurs étrangers

Le bâtiment a été construit en 2011 par l'ancien propriétaire qui n'avait pas les permis pour en faire un logement.

Publié le 

Un sursis pour une ferme de Lévis qui doit démolir la résidence de ses travailleurs étrangers QUENI-FINAL FAA

La Ville de Lévis a demandé à la ferme Les Jardins de Lévis de démolir l'immeuble où habitent les travailleurs étrangers de l'entreprise. 

MISE À JOUR | Démolition d'un logement pour employés: les Jardins de Lévis obtiennent un sursis

Le bâtiment a été construit en 2011 par l'ancien propriétaire qui n'avait pas les permis pour en faire un logement. Lorsque les propriétaires actuels ont acheté il y a cinq ou six ans, ils ont été informés par la notaire de l'enjeu. Ils ont même contacté la Ville de Lévis pour tenter de se conformer.

Depuis cinq ans, ils déplorent qu'il a été difficile d'obtenir une réponse claire malgré des avocats engagés dans le dossier. Cependant, un sursis a été accordé aux pro

Voici la réponse écrite de la Ville:

Le milieu agricole est en évolution au Québec. Il y a une grande ébullition du secteur et un rebrassage des règles du jeu dans ce domaine d’activité. Dans ce dossier, nous devons concilier les enjeux du milieu agricole versus ceux du manque de main-d’œuvre, notamment liés aux besoins de logements pour les travailleurs étrangers.

Dans toute décision, la sécurité de tout citoyen doit primer, comme c’est le cas dans ce dossier, car nos travailleurs agricoles temporaires n’y font pas exception. Nous sommes conscients que cette décision peut entraîner des désagréments. La Ville reconnait l’importance d’une agriculture dynamique sur son territoire et souhaite contribuer au maintien et au développement de sa zone et activité agricole.

Comme ville, on souhaite que notre règlementation encourage l’essor de l’agriculture, notamment pour l’hébergement de travailleurs. Des informations nouvelles ont été portées à notre connaissance, notamment avec le projet de loi 86 (Loi visant à assurer la pérennité du territoire agricole et sa vitalité) entré en vigueur le 25 mars dernier. Nous devons soupeser les intérêts en cause en ayant toujours en tête et en s’assurant que la sécurité et le bien-être de ces travailleurs et des citoyens prime.

Nous devons évaluer les impacts de ces ajustements. La Ville va analyser le tout en fonction des nouvelles informations et nous pourrons voir s’il y a lieu de réviser le processus.

Les fermiers ont contacté l'équipe de Steven Blaney (candidat numéro 1 aux prochaines élections municipales selon plusieurs, mais non élu) qui ont demandé à la Ville de Lévis un sursis.

À voir dans la vidéo.