Des militaires canadiens ont été déployés en Bosnie-Herzégovine, notamment, comme Casques bleus, lors de la guerre en ex-Yougoslavie. Alain Boivin fait partie des quelques Québécois qui ont vu de leurs yeux le massacre qui s’est perpétré entre les Serbes aux Croates entre 1991 et 2001. Il racconte son expérience dans un documentaire: Rendez-vous à Srebrenica.
Il avait à peine 18 ans lorsqu’on l’a envoyé dans le pays en guerre au début des années 90.
Une vingtaine d’années plus tard, en 2022, il est retourné sur les lieux avec un ami dans le cadre de la réalisation d’un documentaire sur son expérience : Rendez-vous à Srebrenica.
Le documentaire allait être présenté en première samedi au Musée Régiment de la Chaudière à Lévis.
«C’est certain que ce que moi j’ai vécu là-bas, ça contrastait beaucoup avec ce qu’on vit au Canada.»
«Les gens souffraient beaucoup. En fait, nous, on était chargé de la protection de ces gens-là. Ç’a été une expérience très marquante.»
Le réalisateur du documentaire explique que l’un des buts du film était de suivre Alain Boivin à travers les visites de tous les endroits où il avait servi en tant que Casque bleu.
«De la manière dont j’ai abordé ça au début, je me suis dit, je vais être un témoin extérieur. Je vais suivre Alain, peu importe ce qu’il décide de faire», souligne Jean-Sébastien Levan, réalisateur de Rendez-vous à Srebrenica.

