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Retrait obligatoire des cônes orange à Montréal: «ça va être l'enfer» pour les travailleurs

«Comment on va faire ça? On n'est pas des Superman!»

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Retrait obligatoire des cônes orange à Montréal: «ça va être l'enfer» pour les travailleurs Désormais, les entrepreneurs de Montréal auront 24h pour installer et retirer leur signalisation sur les chantiers de construction.

Désormais, les entrepreneurs de Montréal auront 24h pour installer et retirer leur signalisation sur les chantiers de construction.

C'est ce qu'avaient annoncé le ministère des Transports et la Ville de Montréal plus tôt ce mois-ci, afin de limiter l’impact des chantiers sur la circulation dans la métropole. 

Les cônes orange «seront remplacés par d'autres modèles plus compacts et mieux adaptés aux milieux restreints et urbains», avait alors indiqué la ministre Geneviève Guilbault. 

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Pour le président de l’Association des Travailleurs en Signalisation Routière du Québec (ATSRQ), cette mission sera «l'enfer» pour les travailleurs.

«Ça va amener du stress aux travailleurs, de la pression et un manque de sécurité. [...] On va finir par se blesser parce qu’on va devoir travailler davantage plus vite. Présentement, il y a des entrepreneurs à Montréal qui ouvrent trois-quatre chantiers par jour. Imaginez, un 24h d’avance pour installer trois chantiers, ça va être infaisable», a expliqué Jean-François Dionne.

Plus de travail avec peu d'employés

Même si la pénurie frappe l'ensemble des secteurs économiques de la province, le président de l'ATSRQ pense qu'il faudrait embaucher plus de travailleurs en construction pour que ces tâches se fassent plus rapidement.

«Comment on va faire ça? Nous autres, on travaille déjà 40-60 heures par semaine. Il va y avoir plus de gars qui vont travailler le dimanche ou le samedi parce qu’il va falloir installer des chantiers. Ça va être l’enfer», a lancé M. Dionne en entrevue. 

«On n'est pas des Superman!»
- Jean-François Dionne, président de l’ATSRQ

Si cela persiste, certains pourraient même finir par démissionner en raison des conditions de travail. En plus des longues semaines, ils doivent soulever des charges lourdes au quotidien.

«Pensez-vous qu’on va installer des chantiers avec des 50 livres à la tonne? Ce que ça va faire: ils vont démissionner, ils vont travailler dans les entrepôts et les dépanneurs parce que les salaires sont à peu près la même chose», a souligné le président de l'ATSRQ.

Il espère que la Ville de Montréal réalise que ce qu'ils demandent n'est pas possible sur le terrain.

Voyez le reportage de Jean-François Poudrier ci-contre.