En grève depuis 11 mois, les employés syndiqués des Renaud-Bray de Place Laurier et des galeries de la Capitale ont lancé la campagne «Renaud-Bray n’a pas de cœur, j’achète ailleurs!» en vue du temps des fêtes.
Le syndicat espère que le temps des fêtes va permettre de faire bouger les choses et appelle les gens à boycotter les succursales de Renaud-Bray et à aller plutôt dans des librairies indépendantes.
Les négociations sont au point mort depuis le mois de juin, selon le syndicat qui demande un salaire horaire d'un dollar de plus que le salaire minimum.
Pour les employés en grève, franchir le cap des onze mois n'est pas facile pour le moral, mais ils souhaitent tout de même poursuivre leur lutte par principe.
«Il y a des gens qui ont plus de 20 ans d'expérience qui considère ça comme une claque dans la face. Les gens sont incertains, ils ont peur de l'hiver qui s'approche et tout porte à croire dans le comportement de Renaud-Bray qu’ils veulent nous laisser dehors. Mais j'ai entendu aucun de mes membres dire qu'on allait arrêter», a lancé Jimmy Demers, président du syndicat des travailleurs de Renaud-Bray.
«On trouve ça dégueulasse, on est anxieux par rapport à l'avenir, mais on reste persuadé qu'on mérite mieux et on va continuer de se battre», a-t-il ajouté.
Les dirigeants de Renaud-Bray n'ont pas répondu à nos demandes d'entrevue pour le moment.
Voyez le reportage de Laurence Royer dans la vidéo.

