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«Red Bridge Fest»: le nom anglais d'un festival québécois vivement critiqué

Le promoteur pourrait écoper d'une contravention, selon l'OQLF.

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«Red Bridge Fest»: le nom anglais d'un festival québécois vivement critiqué QUENI-RED BRIDGE FEST

Le Red Bridge Fest – un festival de musique punk rock qui s’est déroulé le week-end dernier à Pont-Rouge – a essuyé plusieurs critiques en raison de son nom anglais.

Montré du doigt sur les réseaux sociaux, le festival est toutefois enregistré sous le nom du Festival du Pont Rouge au Registraire des entreprises du Québec. Or, ce nom aurait été pratiquement invisible lors de l’évènement. Il aurait seulement possible d’apercevoir le nom du Red Bridge Fest.

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Selon l’Office québécois de la langue française (OQLF), l’entreprise pourrait écoper d’une contravention en raison de l’affichage de la publicité de sa marque de commerce.

«L’affichage et la publicité peuvent être en français et dans une autre langue, dans la mesure où le français est nettement prédominant. Dans ce contexte, un manquement en lien avec ces éléments est traité comme tout autre manquement à la Charte», explique l’OQLF.

Le promoteur de l’évènement, Vincent Bussières, a refusé notre demande d’entrevue, mais nous a fourni une réponse écrite.

«Ce qui est génial avec la communauté punk rock, c'est que peu importe si tu es francophone, anglophone, Suédois ou Chilien, etc. les diversités culturelles ou autres ne sont pas une barrière. Nous sommes tout simplement des passionnés de musique», a-t-il déclaré.

Les réactions des partis politiques

Le ministre de la Langue française, Jean-François Roberge, a qualifié la décision de «fausse bonne idée».

«La langue française, notre langue officielle et commune, rayonne partout à travers le monde. On doit en être fier», a-t-il déclaré.

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De son côté, la députée du Parti libéral du Québec (PLQ) Madwa-Nika Cadet affirme que d’aller de l’avant avec le Red Bridge Fest n’est pas «le choix le plus judicieux».

«On peut créer cet effet de modernité en français même dans un festival de musique punk rock», a lancé la députée de Bourassa-Sauvé.

«Ils se disent que ça peut être plus intéressant pour la clientèle. Les gens vont avoir l’impression que le festival a une certaine consonance internationale.»

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Cependant, Mme Cadet a expliqué qu’on ne peut pas «faire aimer le français de force aux gens».

Le Parti québécois et Québec solidaire n'avaient pas réagi à cette saga au moment d'écrire ces lignes.

À voir dans la vidéo.