Un organisme demande que le transport en commun soit reconnu comme service essentiel à Québec, alors que le spectre d’une autre grève menace d’interrompre le service du Réseau de transport de la Capitale (RTC) en plein Festival d’été de Québec (FEQ).
Une situation similaire s’était d’ailleurs produite en 2023 alors qu’une grève des chauffeurs du RTC s’était résolue à la veille du FEQ. Cette fois, le syndicat des employés d'entretien menace de débrayer à compter du 4 juillet – date où le FEQ débutera.
Si une grève de dix jours consécutifs est déclenchée, plusieurs festivaliers auront de la difficulté à accéder aux plaines d’Abraham. Accès transports viables craint toutefois que le problème soit plus important.
Angèle Pineau-Lemieux d’Accès transports viables s’inquiète notamment des répercussions d’une éventuelle grève sur les personnes vulnérables de la Capitale-Nationale.
«Annuler complètement les services, on met en danger des personnes vulnérables dans notre société», a-t-elle prévenu sur les ondes de Noovo Info vendredi.

En reconnaissant le transport en commun comme service essentiel, cela permettrait de garantir un service minimum «pour protéger les plus vulnérables», estime-t-elle, à l’instar de ce qui avait été fait lors du Grand Prix de Formule 1 à Montréal lors de la grève des employés de la STM.
Mme Pineau-Lemieux mentionne que des canicules ou des tempêtes comme celles du 23 juin seront dangereuses sans transport en commun.
«Ce n’est pas tout le monde qui a les moyens de se payer un taxi ou qui a un permis de conduire», a-t-elle ajouté.
Mme Pineau-Lemieux espère qu’une entente sera conclue d’ici le FEQ.
Elle nuance toutefois que «le droit de grève est un droit fondamental» et qu’il est primordial «d’utiliser des moyens de grève», mais qu’il est essentiel de maintenir des services de base lors des négociations.
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