Alors que l'immigration promet d'être l'un des thèmes phares de la prochaine campagne électorale, l'Institut du Québec dévoile une étude qui montre que l'intégration des immigrants sur le marché du travail s'améliore au Québec... mais qu'il reste encore plusieurs obstacles à aplanir.
La présidente-directrice générale de l'Institut, l'économiste Mia Homsy et l'analyste politique Dominic Vallières étaient de passage au bulletin Noovo Le Fil 17 animé par Noémi Mercier pour discuter de cette étude.
En l’espace de dix ans, la situation s’est passablement améliorée au Québec. «Si on compare la situation en 2022 à celle de 2012, on voit qu’on a fait énormément de chemin, souligne Mia Homsy. Ça avait commencé quelques années avant la pandémie, à cause du marché de travail qui est de plus en plus serré et du besoin de main-d’œuvre, mais aussi parce qu’on a adapté notre façon de sélectionner les immigrants.»
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L’économiste ajoute que le taux de chômage était au-delà de 12% pour les immigrants de 25 à 54 ans il y a 10 ans. Il est à présent aux alentours de 5,3%. Le taux se rapproche maintenant de celui de l’Ontario, alors qu’il y avait auparavant un écart important.
Pour l’analyste Dominic Vallières, le gouvernement québécois tire du positif de ce rapport. Selon lui, alors que François Legault désire accroître les pouvoirs du Québec en matière d’immigration, ces données doivent être «de la musique à ses oreilles».
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