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Les Jeux du Québec veulent recadrer les parents turbulents avec cette initiative

«On est encore des enfants, on veut s’amuser.»

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Les Jeux du Québec veulent recadrer les parents turbulents avec cette initiative Les Jeux du Québec veulent recadrer les parents turbulents avec cette initiative

Les comportements inappropriés de parents lors des compétitions sportives de leurs enfants sont malheureusement légion et les Jeux du Québec n’y font pas exception. Pour tenter d’enrayer le phénomène, l’organisation a toutefois lancé une nouvelle initiative.

La Brigade sourire a ainsi été mise sur pied pour rappeler aux parents que l’objectif principal de l’événement est que les enfants aient du plaisir.

«On a des bracelets […], on les donne aux gens qui encouragent positivement. Et ça invite les gens autour à encourager positivement aussi. Les parents désespérés ou peu importe, on vient essayer de les encourager», explique la responsable de la brigade, Alicia Lepin.

Avant même l’implantation de la Brigade sourire, les Jeux du Québec avaient développé une initiative de consultation psychologique, rappelle d’ailleurs le responsable des communications, Mikaël Morrissette. «Dès le jour un, on était prêt à intervenir auprès des athlètes qui en avaient besoin.»

Des jeunes découragés

Des jeunes sondés par Noovo Info ont confié qu’ils étaient régulièrement découragés par le comportement des adultes présents dans les estrades.

«On n’est pas à un niveau assez haut pour chialer contre les arbitres… On est encore des enfants, on veut s’amuser», confie l’un d’eux.

«J’ai un peu la honte, je n’aime pas ça. Laissez faire les arbitres, c’est leur job», renchérit un autre.

Les comportements inappropriés de la part des parents des joueurs a souvent un impact dissuasif sur les jeunes, rappelle le directeur général de Sport’Aide, Sylvain Croteu.

«Actuellement, c’est une proportion de un sur trois qui quitte le sport avant d’atteindre l’école secondaire. La perte de plaisir est la principale raison, avec la pression des parents», mentionne-t-il.

Voyez le reportage d’Alice Trahan.