Si de nombreux Québécois et Québécoises s’affairent à s’installer dans leur nouveau chez-soi, d’autres n’ont pas réussi à trouver un toit pour le 1er juillet et ne savent pas où déposer leurs boîtes. C’est le cas de 85 ménages à Trois-Rivières.
Selon les chiffres de l’Office municipal d’habitation de Trois-Rivières, 33 ménages ont dû avoir recours à un hébergement d’urgence, notamment à l’hôtel, et 52 ménages sont actuellement hébergés chez de la famille.
Le directeur général de l’OMH trifluvien souligne d’ailleurs que les services d’aide à la recherche de logement servent maintenant 12 mois par année.
«C’est notre quotidien parce qu’ici, partout au Québec, il n’y en a pas de logements», ajoute Christian Éthier.
Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, abonde dans le même sens soulignant qu’en plus de la pénurie de logements abordables, ceux qui ont pu dénicher quelque chose font face à des hausses importantes de loyer.
«Hier [mardi] sont entrée en vigueur de nouvelles hausses de loyers, ça des effets particulièrement importants dans une région comme la Mauricie où on le sait les locataires sont parmi ceux qui ont les plus faibles revenus», a indiqué Mme Laflamme.
Le prix des loyers à Trois-Rivières est passé de 778$ en 2023 pour deux chambres à coucher à 885$ en 2024.
Plusieurs organismes, dont Info Logis Mauricie, craignent que des locataires soient expulsés de leur appartement non pas parce qu’ils ne veulent pas payer leur loyer, mais bien parce qu’ils n’arrivent plus à joindre les deux bouts.
Et même si des logements ont été construits dans la dernière année et que d’autres sont à venir, la situation demeure difficile.
«85% de ce qui est projeté est considéré par la ville elle-même comme inabordable. Je pense qu’on ne répond pas vraiment aux besoins urgents de la population […]», a expliqué Geneviève Dugré, coordonnatrice chez Info Logis Mauricie.
Une autre dimension de la crise du logement à Trois-Rivières ce sont les gens qui souhaitent déménager, mais qui doivent demeurer dans un logement qui est inadapté par manque d’options.
Les détails dans le reportage de Frédérique Bacon.

