Politique

Legault «comprend la déception» pour le 3e lien, mais ne s’excuse pas

«Je ne m’excuserai pas de prendre la meilleure décision pour les Québécois.»

Publié le 

Legault «comprend la déception» pour le 3e lien, mais ne s’excuse pas Legault «comprend la déception» pour le 3e lien, mais ne s’excuse pas

Le premier ministre François Legault a reconnu avoir pris une décision difficile, mais pragmatique, dans le dossier du troisième lien, mardi.

«J’ai vu qu’il y a beaucoup de gens qui sont déçus et je les comprends», a-t-il lancé.

À la lumière de nouvelles données reçues le 5 avril dernier, M. Legault a indiqué qu’une baisse importante des temps de parcours avait été observée sur les deux ponts de Québec, en 2022. «À un point tel que, je pense que financièrement, ce n’est pas justifiable de faire un 3e lien autoroutier compte tenu des délais qu’on ne peut plus juger déraisonnables entre Québec et Lévis», a-t-il affirmé.

Des projections du trafic pour 2036 ne laissent pas présager d’augmentation importante du temps de parcours non plus.

À lire également :

Le premier ministre a insisté que le changement d’orientation du projet du troisième lien était sa décision et qu’il l’assumait. «Ma responsabilité, c’est que quand les données changent, il faut revoir la décision qu’on avait prise avant les élections», a-t-il poursuivi.

Dans la même foulée, s’il a répété comprendre la déception ressentie par la population, il a affirmé qu’il ne s’excuserait pas de ne pas avoir respecté son engagement. «Ma responsabilité, c’est, avec les nouvelles données, de prendre la meilleure décision pour les Québécois. C’est ce que je fais, donc je ne m’excuserai pas», a-t-il déclaré.

«Je donne mon appui total à Éric Caire»

Questionné sur les appels à la démission d’Éric Caire, François Legault a affirmé qu’il appuyait totalement son ministre.

«Ce n’est pas une décision d’Éric Caire, c’est une décision de François Legault.»
-François Legault

Concernant des déclarations d’Éric Caire datant de 2018 dans lesquelles ce dernier remettait son siège en jeu si le projet de troisième lien ne voyait pas le jour, M. Legault a souligné que «le contexte avait changé».