Société

Les arts martiaux pour combattre la criminalité chez les jeunes

Nicholas Lachance Barbeau a fait le pari, il y a six ans, que d’enseigner les sports de combat pouvait rejoindre les jeunes à risque et les sortir de la criminalité.

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L’apprentissage des arts martiaux pour combattre la criminalité chez les jeunes L’apprentissage des arts martiaux pour combattre la criminalité chez les jeunes

L’intervenant jeunesse Nicholas Lachance Barbeau a fait le pari, il y a six ans, que d’enseigner les sports de combat pouvait rejoindre les jeunes à risque et les sortir de la criminalité.

Et le programme de prévention semble déjà porter fruit.

Nizer Cheikho, l’aide-entraîneur de M. Lachance Barbeau, affirme qu’il ne fréquentait pas l’école avant sa rencontre avec lui. «Lorsque j’ai commencé avec Nicholas, tout a changé», relate-t-il. «Ça m’a permis d’être plus “focus” à l’école», souligne M. Cheikho.

L’initiative est menée par l’organisme Rue Action Prévention Jeunesse (RAP) qui œuvre dans les quartiers d’Ahuntsic, Bordeaux-Cartierville, Parc-Extension, Saint-Laurent et Montréal-Nord.

L’entraîneur soutient que la prévention est difficilement observable à court terme puisqu’elle se calcule en «non-évènement». «Combien de jeunes n’ont pas pris d’armes à feu pour tirer sur quelqu’un d’autre ? Combien n’ont pas été inclus dans un cycle de violence parce qu’ils n’ont pas commencé à vendre de la drogue parce qu’ils font du sport ? C’est sur le long terme que l’on peut observer les effets de programme de prévention comme celui-ci», explique M. Lachance Barbeau, qui est également coordonnateur du programme.

«Lorsqu’on parle de prévention, on parle d’horizon de 10 à 20 ans. L’adolescence est une période assez chaotique et mon rôle à moi, c’est d’être la stabilité dans ce chaos-là», illustre l’intervenant.

Voyez le reportage complet dans la vidéo qui accompagne ce texte