«On a laissé mon bébé garçon sur le bord du chemin.»
Trois ans après le décès de Jasmin Béliveau, sa famille tente toujours de comprendre les causes de l’accident qui ont coûté la vie au jeune homme de 15 ans.
La famille de Jasmin a déposé une plainte en déontologie policière alors qu’elle dénonce un manquement au niveau de l’intervention et de l’enquête des policiers.
«Il y a des choses qui ne sont pas claires. Il y a des choses qui ont été laissées à la légère et ça n’aurait pas dû», a affirmé Nancy Duperron, la mère de Jasmin.
Jasmin Béliveau quittait son travail le soir du 18 mai 2022 lorsqu’il a été happé par une camionnette au coin du boulevard René-Lévesque et de la rue Robert-Bernard à Drummondville.
Le rapport du coroner, basé notamment sur l’enquête policière, ne donne que très peu de réponses à la famille. Le coroner y conclut que la vitesse de la camionnette au moment de l’impact était entre 44 et 59 km/h et qu’aucune marque de freinage ou de dérapage n’a été observée sur les lieux.
«Je crois que la vitesse entre en ligne de compte. Cette personne-là avait un arrêt à faire […] Je pense que les policiers auraient dû se pencher là-dessus», souligne Nancy Duperron.
«Je dois vivre avec la perte de mon petit frère en sachant qu’à l’extérieur il y a quelqu’un qui vit une vie tandis que la nôtre a été brisée.»
Nancy Duperron raconte par ailleurs que les premiers intervenants qui sont arrivés sur les lieux de l’accident ont été sidérés par la scène et qu’ils n’ont pas osé s’approcher.
«Jasmin a été laissé à lui-même jusqu’à l’arrivée des ambulanciers. Je ne dis pas aujourd’hui que Jasmin aurait pu être sauvé, je dis qu’il avait le droit d’être secouru», a confié Mme Duperron.
La famille de Jasmin Béliveau déplore également que l’annonce du décès de Jasmin ait atteint les réseaux sociaux avant même que la famille soit avisée.
«Tout près de deux heures se sont écoulées. J’ai même eu le temps de partir de chez moi à sa recherche avant que les policiers cognent à ma porte ici et que mon conjoint ne comprenne plus rien», déplore la mère endeuillée.
La plainte déposée par la famille de Jasmin Béliveau a été retenue, ce qui veut dire que le dossier ira devant le tribunal administratif de la déontologie policière en novembre prochain.
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