Mélissa Couturier s’est battue corps et âme pour trouver un logement qui n’est pas hors de prix d’ici le 1er juillet. Or, la mère monoparentale n’a pas été en mesure de trouver la perle rare et a dû quitter Québec pour la Rive-Sud, et ce, au grand dam de sa fille.
Résidant à Beauport, Mme Couturier raconte qu’à la suite d’une tentative de reprise de logement de son propriétaire et d’une mésentente avec ce dernier, elle a dû abandonner son logement des huit dernières années.
Malgré des recherches incessantes, impossible de trouver un logement qui figure dans son budget. Elle affirme avoir aperçu des 4 ½ de «1600$ à 1800$ pas déneigé».
Les recherches sont devenues «difficiles et décourageantes», si bien que plus de 28 locataires potentiels ont contacté le même propriétaire, selon Mme Couturier.

C’est en apercevant des loyers sur la Rive-Sud de Québec à des prix plus raisonnables qu’elle a décidé de quitter la Vieille Capitale.
L’histoire de Mme Couturier n’est aucunement «étonnante» aux yeux de Félix Marois, organisateur communautaire pour Le Bail.
Selon M. Marois, les loyers sont «pratiquement rendus aussi élevés qu’à Montréal».

L’organisme déplore un manque de logement abordable, alors que des logements sont disponibles, mais dans des constructions neuves. Plusieurs Québécois décident donc de rester dans des conditions inadéquates au lieu de tester le marché.
L’organisme Le Bail réclame un registre des loyers et un contrôle des loyers et un investissement massif dans le logement abordable.
Pendant ce temps, plusieurs personnes se retrouveront à la rue lors du 1er juillet.

À voir dans la vidéo.
