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Chiens d’assistance: Québec gèle les remboursements aux victimes d’actes criminels

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Chiens d’assistance: Québec gèle les remboursements aux victimes d’actes criminels Chiens d’assistance: Québec gèle les remboursements aux victimes d’actes criminels

Maïka Forestal a été victime d’agressions sexuelles et souffre d’un stress post-traumatique. Elle a participé à tous les protocoles et thérapies disponibles. Mais en raison d’un gel sur les remboursements pour un chien d’assistance, elle est incapable d’obtenir de l’aide.

Maïka a commencé les démarches pour obtenir un chien d’assistance en 2024 auprès du programme d’Indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC). Sa demande a été acceptée et refusée à plusieurs reprises.

«Je ne comprends pas pourquoi vous me dites oui à un service puis après ça vous mettez ça sur pause», exprime-t-elle.

Rejoint par courriel, la CNESST, dont relève l’IVAC, indique que «l’analyse des demandes de remboursements des frais pour les chiens d’assistance est momentanément mise en pause le temps de revoir les critères pour mieux encadrer ce type d’aide».

L’objectif n’est pas de mettre fin au programme, ajoute-t-on. Toutefois, le gel est d’une durée indéterminée, ce qui est un problème pour les personnes comme Maïka, qui tentent d’obtenir un chien depuis déjà quelque temps.

L’entraînement d’un chien d’assistance requiert généralement deux ans, explique la première service dog coach au Québec, Fleur Montambeault. Chez Caninova, son entreprise, les frais peuvent s’élever jusqu’à 20 000 dollars. Ailleurs au Québec, certains éducateurs chargent jusqu’à 40 000 dollars.

«La plus grosse partie d’avoir un chien d’assistance, c’est vraiment d’avoir leur autonomie», ajoute Mme Montambeault.

Les personnes ayant vécu un stress lié notamment à un acte criminel peuvent avoir de la difficulté à sortir à sortir de la maison, participer à leurs loisirs ou même à aller faire l’épicerie.

C’est d’ailleurs le cas de Maïka. Elle souhaite qu’un chien d’assistance puisse lui redonner son autonomie.

«Ça va m’amener une sécurité. Si je me mets à dissocier au magasin et que je me couche à terre — de un j’ai l’air bizarre — mais de deux, ça fait que moi je n’ai pas accès à mon corps, mais n’importe qui pourrait y avoir accès», exprime-t-elle.

Les détails dans la vidéo.