Les communautés des petites municipalités de Saint-Rémi et Saint-Michel, en Montérégie, sont sous le choc après la mort de deux frères âgés de 19 et 22 ans qui ont été frappés par le REM, à Brossard samedi dernier.
Les citoyens de ces communautés peinent à s'en remettre.
«Je trouve ça vraiment triste de perdre des enfants dans une telle situation, surtout que ce sont des jeunes de la communauté», a indiqué un citoyen rencontré par Noovo Info.
Simon et Samuel Brochu, tous deux originaires de Saint-Rémi, ont perdu la vie après avoir été heurtés par le train automatique tôt samedi matin, près de Brossard.
Selon la police, la collision s'est produite vers 3 h du matin, lorsque trois jeunes hommes ont tenté de traverser l'autoroute 10 sur les voies ferrées, près de la station Du Quartier du REM à Brossard.
«Je trouve ça vraiment dommage, surtout pour les parents, parce qu’ils vivent deux émotions; la rage de savoir pourquoi ton enfant a décidé de faire ça, puis la peine que tu viens de perdre tes enfants. Ça doit être très difficile pour eux», raconte une citoyenne de la communauté de Saint-Rémi.
«C’est un vrai drame», a indiqué une autre citoyenne, soulignant qu’elle espère que les jeunes de la communauté seront sensibilisés à ne pas faire pareil.
La mairesse de Saint-Rémi, Sylvie Gagnon-Breton, affirme avoir une pensée particulière pour la famille en deuil.
«Perdre un enfant c’est tragique», dit-elle.
Elle indique que la communauté est sous le choc et que cette tragédie a notamment affecté la «famille du hockey de Saint-Rémi» dont les deux jeunes sportifs faisaient partie.
Simon Brochu, 19 ans, a perdu la vie sur les lieux de l'accident et son frère aîné, Samuel Brochu, 22 ans, est décédé à l'hôpital dimanche. Le bureau du coroner du Québec a confirmé les décès et a indiqué qu'un de ses membres a été chargé de l'enquête.
La troisième victime, un homme de 19 ans, a survécu à la collision.
Le REM dit transmettre ses pensées à la famille des deux frères qui ont perdu la vie et rappelle l’importance de respecter les zones sécurisées et de ne jamais accéder aux voies.
Voyez le compte-rendu de Sacha Merazil dans la vidéo.
Avec des informations de La Presse canadienne
