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Cancer rarissime: Thomas livre le combat de sa vie

Thomas Duclos sait que le combat sera dur et qu'il risque de le perdre. Mais a-t-il peur de la mort? «Non», a-t-il répondu catégoriquement.

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Cancer rarissime: Thomas livre le combat de sa vie À l'âge de 20 ans, Thomas Duclos a reçu un diagnostic de cancer extrêmement rare, au point que seulement une vingtaine de personnes en sont atteintes dans le monde.

Dans la vie, on ne choisit pas les cartes qui nous sont distribuées... À l'âge de 20 ans, Thomas Duclos a reçu un diagnostic de cancer tellement rare, que seulement une vingtaine de personnes en sont atteintes dans le monde. 

«Ça attaque la moelle épinière» a expliqué Thomas, qui combat le cancer depuis trois ans. «Jusqu'à ce que ça écrase le tube, et que les nerfs ne fonctionnent plus.»

Depuis, il a subi plusieurs chirurgies, perdu puis retrouvé l'usage de ses jambes.

La semaine dernière, il a appris qu'il pourrait perdre ses jambes pour de bon, à n'importe quel moment. Un drame épouvantable pour un sportif invétéré, qui joue au soccer depuis sa tendre enfance, et est maintenant entraîneur auprès des jeunes.

Une campagne pour l'aider

Sa conjointe Anabel a lancé un Go Fund Me pour qu'il puisse participer à une étude expérimentale à Boston. La réponse de la communauté a été incroyable: la campagne a amassé plus de 315 000$ depuis son lancement la semaine dernière.

«Le Festival électronique Unity Fest a décidé de donner les ventes de billets de 24h à Thomas», a raconté Anabel. «Un serveur qu'on ne connaît pas du tout au Houston Lebourgneuf lui a donné tout son pourboire d'une soirée, au Tequila Lounge ils ont créé un drink à son nom.»

Même si la situation est injuste, toute la famille garde le sourire et regarde en avant.

Capture d'écran | Noovo Info Thomas Duclos et sa famille. (Capture d'écran | Noovo Info)

«Il voit ça comme un combat, il parle en termes sportifs, il dit qu'il attaque», a ajouté Anabel.

Thomas sait que le combat sera dur et qu'il risque de le perdre. Mais a-t-il peur de la mort? «Non», a-t-il répondu catégoriquement. «Non.»

Voyez le reportage de Jean-Simon Bui ci-contre.