Saguenay-Lac-Saint-Jean

L’idée d’un deuxième lien refait surface à Chicoutimi

Les embouteillages que vivent les automobilistes matin et soir à Chicoutimi soulèvent une fois de plus cette possibilité.

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Pont: possibilité d’un «2e lien» à Chicoutimi? L’idée d’un nouveau pont à la hauteur des Terres-Rompues, à Chicoutimi, a été ramenée lors de la séance du conseil municipal de Saguenay.

L’idée qu’un pont puisse voir le jour à la hauteur du secteur du chemin des Terres-Rompues, situé sur la Rive-Nord de la rivière Saguenay, a été ramenée à l’ordre du jour cette semaine par l’élu municipal Serge Gaudreault.

Les embouteillages que vivent les automobilistes matin et soir à Chicoutimi soulèvent une fois de plus cette possibilité qui avait déjà été étudiée il y a une dizaine d’années.

«On sauverait énormément de temps et d’argent», a expliqué M. Gaudreault. «Ce sont des coûts qui seraient abordables».

L’historienne Russel-Aurore Bouchard, qui a proposé l’idée d’un deuxième pont à Chicoutimi en 2013, est aussi d’avis que le projet est viable. «Cette route mériterait un petit aménagement. Un petit pont sur la rivière aux Vases, ce n’est pas onéreux», a-t-elle affirmé.

Le maire de Saguenay, Luc Boivin, convient qu’il y a différents problèmes reliés à la circulation actuellement à Chicoutimi, notamment en lien avec les traverses piétonnières sur les boulevards Talbot et Saint-Paul.

Toutefois, avant de penser à ériger un nouveau pont, d’autres solutions doivent être prises à court terme. Des discussions à ce sujet sont prévues notamment avec le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD).

«Je pense qu’il faut trouver des solutions, que le monde se parle, pour désengorger le pont et le boulevard Sainte-Geneviève», a partagé M. Gaudreault.

La Ville de Saguenay a aussi fait savoir que le schéma d’urbanisme sera revu afin de prendre en compte l’augmentation de la population. «On regarde St-Honoré, Chicoutimi-Nord, il y a eu du développement. Dans le schéma, on va analyser les scénarios futurs», a mentionné M. Boivin.

Une étude de mobilité réalisée en 2025 par le ministère des Transports et de la Mobilité durable indiquait que «la capacité véhiculaire du pont Dubuc est suffisante pour plusieurs décennies» et que «la congestion qui est observée est ponctuelle et restreinte dans le temps», fermant la porte à la construction d’un deuxième lien. Le MTMD avait tranché qu’il fallait alors «garder en observation les répercussions potentielles que pourraient avoir les nouvelles habitudes de travail et les mouvements de la population sur le territoire».